La traversée du désert du Néguev, Israël



Une voiture de location, un pique-nique et une cargaison de bouteilles d'eau : il faut au moins ça pour parcourir les six heures de trajet qui me séparent de la ville d'Eilat, en Israël. Entre Ashdod, où je commence mon périple, et le sud du pays, un obstacle de taille : le désert du Néguev.

En route pour parcourir les 13 000 km² de cette région désertique. Après quelques minutes, un constat s'impose : il fait horriblement chaud, plus que dans les autres régions du pays. Tant pis pour mes convictions écologiques, il faut mettre la clim' ou je ne tiendrai pas ! Lorsque je sors de la voiture pour remettre de l'essence, je suis assaillie par le soleil de plomb et cet air lourd et étouffant. Le thermomètre affiche 47°C à l'ombre. Je fais quelques pas en plein soleil et là, c'est le drame : mes sandales commencent littéralement à fondre !


De retour dans la fraîcheur de l'habitacle, je continue mon voyage,  pieds nus. Le paysage est bien évidemment un peu monotone, c'est un désert après tout ! Mais je m'arrête souvent pour prendre en photo des éléments insolites : les dromadaires, les panneaux « attention aux chameaux », les rares fleurs qui arrivent à pousser dans ce climat aride... À un moment, une masse de sable se soulève et forme une petite tornade juste sous mes yeux. Elle traverse la route devant la voiture, continue d'avancer sur quelques mètres et se désagrège. C'est apparemment un phénomène météorologique courant dans le désert.


La route passe par Mitzpeh Ramon, le plus grand cratère du monde. Effectivement, c'est immense : 40 km de long, 10 km de large et 500 mètres de profondeurs. Pendant près de 30 minutes, je ne vois que des paysages lunaires, noirs de suie et franchement déprimants. Au bout d'un moment, j'arrive au niveau de la Mer Morte. Des tonnes de sel sont extraites de l'eau (utilisées notamment par les industries cosmétiques) et déposées dans des camions : on a l'impression de voir des monticules de neige dans le désert, c'est assez cocasse ! Je tente un plongeon dans l'eau et je confirme, que non, ce n'est pas une légende : la mer est tellement salée qu'on flotte à la surface sans pouvoir couler !

Après 300 km de désert, j'arrive enfin à Eilat. Le choc est saisissant entre cette ville hyper-occidentalisée et la région déshéritée que je viens de traverser.


+ Les plus :

Des paysages à couper le souffle, la baignade dans l'eau chaude de la Mer Morte, les animaux rencontrés sur le chemin.


- Les moins :

une chaleur étouffante, la longueur du voyage.

 

Conseils et bons plans :

  • La voiture est obligatoire : des bus proposent la traversée du désert, mais ce n'est pas climatisé et inconfortable au possible.
  • Habillez-vous très léger, et surtout pas de chaussures en plastique, elles risquent de fondre !
  • La nuit, les températures peuvent chuter jusqu'au négatif, prévoyez donc des vêtements en conséquences.
  • Couvrez-vous la tête dès que vous êtes au soleil sinon, c'est l'insolation assurée.

Informations pratiques

Comment y aller :

Au départ de Paris, 4h de vol jusqu'à Tel Aviv, l'aéroport principal du pays. Environ 1h de route jusqu'à Ashdod. La traversée du désert dure environ 5h.

Contact :

réservation de voiture auprès de l'opérateur local Eldan : www.eldan.co.il

Budget :

location de voiture : autour de 200 EUR pour une semaine + essence
billet d'avion Paris-Tel Aviv : 300 EUR en low-cost (Arkia), 450 EUR en compagnie régulière (Air France, El Al).
Hébergement : peu d'hébergements à petits prix. En hôtel, coût variables selon les périodes mais compter minimum 40-50 EUR par nuit.

À voir dans les environs :

La ville d'Eilat, très européenne (grands magasins, hôtels de luxe) - une session de plongée dans la Mer Rouge (récifs de corail et poissons extraordinaires) - nager avec les dauphins.

 

Auteur : Anna Romani


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