Les 10 (mauvaises) raisons de ne partir en Angleterre

Dix (mauvaises) raisons de ne pas aller en Angleterre

Et pourquoi elles ne tiennent pas la route.

1. Vous ne pipez pas un mot d’anglais.
Et lorsque vous marmonnez “coffee please”, on vous sert une pizza. Bien sûr. En réalité, les Britanniques sont plutôt indulgents avec les accents, et dans les grandes villes comme Londres ou Manchester, beaucoup parlent aussi un peu de français. Sans compter que Google Translate est devenu votre meilleur ami.

2. Fish and chips dégoulinant de graisse, baked beans au petit-déj...
Pas la peine d’aller plus loin dans la barbarie culinaire. Sauf que… la gastronomie britannique a bien changé. Des chefs étoilés, des restos indiens à tomber, des marchés street food hyper inventifs (Borough Market, Camden…), des brunchs trendy… Le cliché du petit pois fluo est dépassé.

3. Plus de 200 000 Français vivent à Londres.
Vous appelez ça partir à l’étranger ? Et pourquoi pas ! Londres est sans doute la plus cosmopolite des capitales européennes. Et on peut très bien éviter South Kensington si on veut fuir les conversations en français.

4. Vous adorez les bars mais détestez les boîtes de nuit. Or ici, les pubs ferment à 23h.
C’était vrai… il y a 20 ans. Depuis, beaucoup de pubs disposent de licences plus souples, surtout dans les grandes villes. Et puis, la soirée continue ailleurs : bars à cocktails, concerts, clubs, rooftop, warehouse parties... Ce n’est pas Berlin, mais on ne s’ennuie pas.

5. Pluie incessante, grisaille omniprésente, 20°C max en été…
Certes, l’Angleterre n’est pas la Côte d’Azur. Mais elle n’est pas non plus un nuage permanent. Les étés peuvent être doux et agréables, et certaines régions du sud (Cornouailles, Devon, Kent) connaissent un microclimat très supportable. Et puis, on s’y habille en conséquence.

6. Le Nord de l’Angleterre ? Des villes post-industrielles tristes à mourir.
Liverpool, Manchester, Newcastle : des centres artistiques vibrants, des musées gratuits, une architecture victorienne splendide, une vraie culture populaire. Quant à York, c’est une perle médiévale et non pas un élevage de chiens.

7. Rouler à gauche, des miles à l’heure, des prises de courant improbables, des livres sterling, un clavier QWERTY, un décalage horaire…
Bref, une épreuve pour vos nerfs. Ou juste un léger dépaysement. La conduite à gauche est bien balisée pour les touristes, les adaptateurs se trouvent partout, et le QWERTY, c’est une question d’habitude. On voyage aussi pour ça, non ?

8. Des caméras partout.
Londres est l’une des villes les plus surveillées d’Europe, c’est vrai. Mais on ne vous traque pas, on vous protège. C’est d’ailleurs l’un des pays les plus sûrs à visiter selon de nombreux classements. On peut marcher seul la nuit dans beaucoup de quartiers sans souci.

9. Vous souffrez du mal de mer, des tunnels et refusez de prendre l’avion.
Ce n’est pas une raison, c’est une mission. Il reste toujours le ferry, et avec un peu de Dramamine, tout passe. Quant au train, il relie Paris à Londres en 2h15, sans roulis ni turbulence.

10. Vous en voulez encore aux Anglais pour Jeanne d’Arc, Waterloo et le “French bashing”.
Et eux, pour Napoléon, le Brexit ou le camembert trop coulant. Mais entre la France et l’Angleterre, c’est un vieux couple qui s’aime autant qu’il se chamaille. Et puis, qui d’autre que les Anglais pourrait inventer les Beatles, les pubs cosy, les tea time, ou les costumes en tweed ?


L’Angleterre, ce n’est pas qu’une série de clichés gris et de toasts brûlés. C’est aussi une richesse culturelle immense, une hospitalité souvent sous-estimée, et une dose d’excentricité parfaitement assumée. De quoi transformer un week-end pluvieux en escapade inoubliable.

 

(File:London Eye - tunliweb.no.JPG - Svein-Magne Tunli)