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Dans les montagnes, au milieu de la forêt, le monastère de Dragomirna est très éloigné de Suceava. Etant donné le cadre nature mêlé au caractère grandiose de l'édifice, vous serez sûrement tenté de pique-niquer sur la pelouse dans le parc d'à côté. Ne vous privez pas ! Le monastère prend pour sa part des airs de château-fort, avec ses tours de défense aux quatre coins de l'enceinte. Une fois à l'intérieur, vous êtes immergés dans un îlot de paix. Le lieu n'est que peu visité en raison de son accès quelque peu difficile. Bizarrement, ce monastère possède deux églises ! Une petite, la Biserica Mica, et une grande, la Biserica Mare. La petite existait avant la construction de l'enceinte alors que la grande a été ajoutée en 1609, date qui clôture l'édification du monastère, après 7 ans de travaux. Vous pourrez, lors de votre visite, entrer dans les enceintes du monastère, et constater l'étroitesse des escaliers et des couloirs. Ces derniers vous mèneront dans les tours où vous reconnaîtrez les meurtrières. La partie défensive du monastère a été rajoutée en 1630 par Miron Barnovschi. Globalement, l'architecture est un mélange des styles byzantin et moldave. Vous pourrez d'ailleurs voir l'emblème de la région, sculpté sur la plus grande tour du monastère. Accès : 6 km au nord de Suceava. Quelques bus font le trajet de Suceava en direction de Mitocu Dragomirnei et/ou Dragomirna. Vous pouvez aussi louer une voiture, ou y aller à pied !
Enveloppé dans la sérénité des montagnes de la Bucovine, le monastère de Dragomirna se trouve à l'écart des sentiers touristiques traditionnels. Perché dans une vallée boisée, à seulement 6 km au nord de Suceava, il s'impose comme un lieu à la fois mystique et impressionnant. Son isolement, dans un cadre naturel aussi pur que majestueux, lui confère une aura particulière, presque irréelle. Ce n’est pas un monastère comme les autres, mais un véritable fortifié qui témoigne de la grandeur passée de la région de Moldavie.
Fondé en 1602 par le prêtre Anastasie Crimca, Dragomirna est l’un des derniers monastères moldaves à avoir été édifié avant l’arrivée des influences extérieures, notamment les incursions ottomanes. L'édifice est l'aboutissement de près de sept années de travaux, achevées en 1609, bien que la petite église préexistante, la Biserica Mica, ait été consacrée bien avant. En 1630, le monastère se dote d’une enceinte défensive, ajoutée par Miron Barnovschi, ce qui lui confère son caractère de forteresse. Cette dernière est renforcée par des tours aux angles, des meurtrières et un chemin de ronde, ce qui fait de Dragomirna un exemple rare d’architecture religieuse moldave à la fois spirituelle et militaire.
En matière de style, le monastère se distingue par un mélange fascinant d’influences byzantines et moldaves. L’église principale, la Biserica Mare, construite à la fin du XVIe siècle, possède un toit en forme de "tent" et une décoration intérieure particulièrement riche, avec des fresques murales qui dépeignent des scènes de la vie chrétienne, souvent d’une grande expressivité. Si la Biserica Mica est plus intime et ancienne, elle conserve également des éléments architecturaux précieux, qui témoignent des premières étapes de la construction du monastère.
Lorsque vous franchissez les portes de Dragomirna, vous entrez dans un lieu où le temps semble suspendu. L'atmosphère de calme qui y règne contraste fortement avec les bruits du monde extérieur. Vous pourrez flâner autour de l'enceinte, observer les sculptures représentant des motifs traditionnels moldaves et profiter de la vue sur la forêt environnante. Le monastère se compose de plusieurs bâtiments en pierre, et une attention particulière est donnée à l'aménagement des espaces intérieurs. Les chambres des moines, simples et austères, sont reliées par un réseau de couloirs étroits, parfois en colimaçon, qui mènent vers les tours.
L'une des expériences les plus saisissantes de la visite réside dans l'exploration des tours défensives. Au sommet de ces structures, vous pouvez apercevoir de petites fenêtres fortifiées et des meurtrières, typiques des constructions militaires de l’époque. Ces éléments vous rappellent que, bien que ce soit un lieu de dévotion, il a également été conçu pour résister à d'éventuelles invasions.
À l’intérieur des églises, l’élément le plus frappant est la richesse de la décoration murale. La Biserica Mare, l’église principale, est un véritable chef-d'œuvre de fresques. Ces dernières représentent des scènes bibliques et des personnages saints, avec une intensité visuelle impressionnante. Les visages des saints, expressifs et souvent dramatiques, semblent raconter des histoires directement à ceux qui s’arrêtent pour les contempler. À côté de ces fresques, des icônes et des objets liturgiques précieux, certains datant des XVIIe et XVIIIe siècles, sont conservés dans des vitrines ou accrochés aux murs.
Il ne faut pas manquer la visite de la sacristie, où sont gardés des manuscrits anciens, des objets religieux et des livres rares. Le monastère possède également une bibliothèque qui conserve des ouvrages d’une grande valeur historique et théologique. Parmi ces trésors, les écrits en vieux slavon et en roumain ancien témoignent de l'érudition des moines et de leur rôle dans la préservation de la culture religieuse.
Le monastère de Dragomirna est un endroit peu fréquenté par les touristes, ce qui fait de lui un lieu idéal pour ceux qui cherchent à s'évader de l’agitation des sites plus populaires. Cependant, son accès peut s’avérer difficile, surtout si vous ne disposez pas de votre propre moyen de transport. Pour y parvenir depuis Suceava, il existe des bus qui vous conduiront jusqu’à Mitocu Dragomirnei, un village situé à quelques kilomètres du monastère. De là, vous devrez encore marcher un peu à travers la forêt. Une fois sur place, n’hésitez pas à prendre le temps de flâner dans les environs et de profiter de la nature luxuriante qui entoure le site.
Si vous êtes en voiture, il est facile de se garer près du monastère, mais veillez à respecter la tranquillité des lieux. Avant ou après votre visite, il est possible de pique-niquer dans les espaces verts autour du monastère. Prenez le temps d’apprécier le calme ambiant, en écoutant les bruits de la forêt. Le lieu offre également une belle vue panoramique sur la vallée environnante, un véritable havre de paix pour ceux qui cherchent à se ressourcer.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Tous les jours 10h 17h
Entrée : 1 euro Taxe Photo : 2 euros