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Dédié essentiellement à la culture Yoruba, le musée ethnographique de Porto-Novo est exceptionnel. Premier musée du pays, il est le symbole de l'attachement du gouvernement béninois à ses racines ethniques. Gilbert Rouget fut l'un des instigateurs de ce projet, par son étude approfondie des chants et danses du palais sous le règne de Gbéfa, dans les années 1950. Créé en 1966 par l'ancien Institut de Recherches Appliquées du Dahomey (IRAD) à partir des collections constituées par le Centre Régional de l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN), le musée s'est installé dans un bâtiment de style colonial. On pourra y observer des masques Guèlèdè, des sculptures en bois, des plateaux de Fa, des instruments de musique ou encore des armes blanches et à feu, ainsi qu'une forge.
Le Musée ethnographique de Porto-Novo, premier musée du Bénin, est un lieu incontournable pour découvrir la richesse et la diversité de la culture Yoruba et d'autres traditions ethniques du pays. Inauguré en 1966, il symbolise l’attachement profond du gouvernement béninois à ses racines culturelles et à son patrimoine. Ce musée, implanté dans un bâtiment de style colonial, est un lieu où se mêlent histoire, art et traditions vivantes.
Le musée se distingue principalement par ses collections liées à la culture Yoruba, une des ethnies majeures du Bénin, dont l'influence s'étend également au Nigeria et au Togo. L’une des figures importantes derrière la création du musée est Gilbert Rouget, anthropologue français, dont l’étude des chants et danses royales sous le règne de Gbéfa dans les années 1950 a contribué à la mise en valeur de cette culture.
Le musée abrite une riche collection d'objets traditionnels, retraçant les aspects divers de la vie quotidienne et des croyances des peuples de la région. Les masques Guèlèdè, sculptés avec finesse, sont parmi les pièces maîtresses de la collection. Ces masques, utilisés lors de cérémonies rituelles, ont un rôle à la fois religieux et social. On y trouve également des sculptures en bois représentant des figures ancestrales, des plateaux de Fa (destinés aux rites divinatoires), ainsi que des instruments de musique traditionnels, notamment des tambours et des tambourins, utilisés lors de festivités et de danses cérémoniales.
Le musée présente aussi des armes blanches et à feu, témoignant de l’histoire militaire de la région, ainsi que des objets liés à la forge, permettant aux visiteurs de découvrir les savoir-faire artisanaux ancestraux. Ces objets ont été collectés au fil des années par le Centre Régional de l’Institut Français d'Afrique Noire (IFAN), avant de trouver leur place au sein de ce musée.
Le musée est installé dans un bâtiment colonial datant de l’époque où le Bénin était une colonie française, offrant ainsi aux visiteurs une plongée dans l’histoire architecturale du pays. Ce cadre d’époque permet de contextualiser les objets exposés, tout en ajoutant une dimension historique supplémentaire à la visite.
Le musée joue un rôle fondamental dans la préservation et la diffusion du patrimoine culturel béninois. Il ne se contente pas de présenter des objets d'art ; il sert également de centre de recherches ethnographiques et de conservation des traditions culturelles, en particulier celles des peuples du Bénin.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
ouvert tous les jours (fermé entre 12 heures et 15 heures)
1 000 F CFA