Les lieux du guide Top 100 des monuments de Prague
Banque de Moravie (La Façade)

Aux numéros 24-28 de la dynamique rue piétonne Na Prikope, l'imposante façade de la banque de Moravie (1936-38) est signée Frantisek Roith, qui réalisa aussi la Bibliothèque municipale. Formé à Vienne, à la Wagnershüle d'Otto Wagner, Roith s'installa à Prague. Son style, à la fois monumental et sobre, est directement inspiré des principes de l'architecture autrichien.

Banque des Légions (la façade)

Cet immeuble curieux abrite la Banque des Légions et est dû à Josef Gocar qui l'acheva en 1925. Sa façade est un très étonnant croisement de l'esprit cubiste et de la tradition locale: le portail colossal à pilastres rappelle nombre d'entrées d'édifices Renaissance et baroques. La frise historiée et les atlantes évoquent le monde du travail et de l'industrie, que la banque contribuait à développer.

Banque d'Investissement (Bâtiment Néo-Renaissance)

Au n° 20 de la rue piétonne et commerçante de Na Prikope, la Zivnostenska ou banque d'investissement, créée en 1868, fut le principal instrument financier de la bourgeoisie tchèque. Plusieurs de ses administrateurs jouèrent, du reste, un rôle politique important. Le palais actuel fut construit, en 1894-1896, pour la banque nationale dans un style néo-Renaissance. L'escalier monumental et surtout l'immense hall du premier étage méritent vraiment d'être vus. Le spectacle est unique : vous verrez une gigantesque verrière autour de laquelle ont été installées les personnifications des différentes régions [...]

A l'intérieur du Château de Prague, la basilique Saint-Georges -qui date du 10ème siècle- surprend par l'écart de style qui existe entre la façade de la basilique et les deux clochers qui surgissent au second plan. Ceux-ci témoignent du passé roman du lieu alors que la façade sera baroquisée au 17ème siècle. On y reconnait des statues de la Bienheureuse Mlada, la première abbesse du couvent et du roi Vratislav 1er, le fondateur de la basilique. D'ailleurs, il tient la maquette de l'édifice entre ses mains. Le second niveau est décoré par un relief en stuc représentant Saint-Georges en train de [...]

Edifiée vers 1394, la chapelle de Bethléem résonne encore des nombreux sermons prononcés au début du XVe siècle par Jan Hus, recteur de l'université de Prague. Annexée par les Jésuites au XVIIe siècle, transformée en immeuble d'habitations au XIXe siècle la spacieuse chapelle, qui pouvait accueillir 3 000 personnes, sera fidèlement reconstruite dans les années 1950 d'après les dessins originels sauvegardés. Son architecture bien conservée témoigne de l'austérité des réformes voulues par Jan Hus et surprend face aux façades colorées de l'une des plus calmes et agréables place de la ville.

Dans la troisième cour du Clementinum se trouve la chapelle de l'Annonciation, dite chapelle des Miroirs, en raison de son exceptionnel décor de stucs dans lesquels sont insérés des miroirs. Œuvre de Frantisck Kanka, elle sert aujourd'hui de salle de concerts.

L'église Notre-Dame-des-Neiges, magnifique édifice gothique, mérite une halte. Elle fut édifiée en 1347 pour célébrer le couronnement de l'empereur Charles IV. S'il s'agit de la plus haute construction de Prague, elle ne représente que le chœur de l'édifice. Son nom lui vient d'un miracle survenu au IVe siècle lorsque la Vierge fit tomber de la neige en plein mois d'août. Elle offre aujourd'hui un agréable petit jardin, loin du flot des passants.

L'église de Notre-Dame-de-Tyn est, après la cathédrale Saint-Guy, l'édifice religieux le plus important de Prague. Le plus saisissant dans cette église, c’est la hauteur de son pignon et l’aspect de ses clochetons qui, depuis 1368, culminent tout de même à 80 mètres de hauteur au-dessus de la place de la vieille ville. Une extraordinaire statue en or massif de la Vierge orne sa façade. Vous pouvez visiter l’intérieur de l’église, c’est un bel exemple d’une église gothique complètement baroquisée. Un véritable petit théâtre, avec ses autels dorés, ses statues tourmentées et des tableaux pour les [...]

L'église Saint-Thomas fut fondée en 1285, par Venceslas II. Remaniée de nombreuses fois, son aspect actuel date du milieu du XVIIIe siècle. L'architecte Kilian Ignac Dientenhofer respecta la structure baroque du bâtiment mais seule sa flèche garde un aspect gothique. Le couvent abritait une brasserie. Aujourd'hui encore, on boit sous ses voûtes une bière brune réputée: U Tomase. La façade de l'église est l'une des plus spectaculaires de Prague. Elle adopte un profil extrêmement puissant et sculptural. Ne manquez pas d'admirer les fresques lumineuses de la coupole et du plafond ainsi que des copies [...]

L'Eglise Saint-Thomas est sans doute la plus encaissée de la ville. Elle est très différente de Saint-Nicolas, sa voisine. Autant cette dernière doit tout au 18e siècle, autant Saint-Thomas ne lui doit que son décor, plaqué en quelque sorte sur une structure qui remonte à la fin du 13e siècle, donc gothique. Les efforts déployés par le génial Dientzenhofer ne parviennent pas à nous le faire oublier. A l'intérieur, au premier coup d’œil, la pompe baroque est évidente, et les remaniements visibles. Le décor de la voûte est dédié aux épisodes de la vie de saint Augustin, et fut réalisé en 1730. Les [...]

L'église Sainte-Ludmilla (1888-1893) se trouve au centre de la jolie place de Namesti Miru. Flanquée de deux tours octogonales de 60 mètres de hauteur, ce sanctuaire néogothique fut dessiné par Josef Hocker. Le relief du tympan principal est l'œuvre du célèbre sculpteur Josef Mylsbek.

L'église Sainte-Ursule est un bel exemple d'architecture baroque du début du XVIIIe siècle. Sa façade a conservé ses sculptures originales et de magnifiques peintures décorent l'intérieur. Le restaurant du Couvent occupe le rez-de-chaussée du monastère.

L'église Saint-Ignace, sanctuaire jésuite dédié à Ignace de Loyola, fondateur de l'Ordre, offre un exemple typique d'architecture baroque construit par la Contre-Réforme pour impressionner le peuple par le faste et la richesse du culte catholique. L'église fut élevée par Carlo Lurago puis par Bayer à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle du Gesu à Rome. D'aspect monumental sa façade est animée par une décoration en stuc, par des figures placées sur le portique et, tout en haut, dans une auréole d'or, par une statue de Saint-Ignace.

Au tournant du XXè siècle, la reconstruction du quartier juif donne aux pragois l'occasion de mettre en pratique les esthétiques qu'ils défendaient. Si beaucoup d'immeubles élevés à cette époque présentent d'exubérantes décorations Art nouveau, celui qui fait le coin de Bilkova et d'Elisky Krasnohorske, bâti de 1919 à 1920 pour une coopérative d'enseignants, n'est orné en façade que de quelques motifs géométriques répétés. C'est un exemple d'architecture cubiste, école qui ne rencontra pas d'écho en Europe ailleurs que parmi l'avant-garde tchèque et autrichienne avant et après la Première Guerre [...]

Au nord de Vinohrady, sur la butte de Zizkov, se trouve le Mémorial national achevé en 1932, et imposant symbole de la lutte pour l'indépendance du peuple tchécoslovaque. A l'intérieur, des mosaïques retracent les grandes heures de l'histoire nationale. Après avoir servi de mausolée à Klément Gottwald et à d'autres dirigeants communistes, le bâtiment a été cédé au Musée national qui envisage l'ouverture en 2009 d'un musée consacré à l'histoire tchèque moderne. Devant, s'élève l'impressionnante statue équestre de Jan Zizka de Bohumil Kafka.

Au 17e siècle, le quartier était habité par une population de serviteurs travaillant au Château. De ce passé, la rue Novy Svet a conservé une apparence modeste. D'un coté, vous trouverez un muret qui donne sur les jardins du Château et de l'autre il y a ces jolies petites maisons qui font rarement plus d'un étage. Par exemple, la maisonnette rose qui se trouve au N°6, est ""la plus petite maison de Prague"". Mais ne vous y trompez pas: c'est la rue branchée par excellence. Ecrivains et artistes vivent dans ce ""nouveau monde"" -Novy Svet, en tchèque.

Réalisé par Josef Zasche et Pavel Janak en 1925, le palais Adria, idéalement situé sur la place Jungmann, à proximité de la dynamique place Venceslas, témoigne de l'inventivité des architectes pragois du début du XXè siècle, s'inspirant des palais vénitiens de la Renaissance italienne. Le commanditaire en était une compagnie d'assurances italienne, la Riunione Adriatica di Sicurta.Le palais Adria abritait jadis le théâtre de la Lanterne magique où se réunissait le Forum civique de Vaclav Havel aux premiers jours de la Révolution de Velours en 1989.

Le Palais Bretfeld fut réalisé par Jean-Joseph Wirch en 1765 et sa façade retient peu l'attention. En cela, on voit que les temps ont changé: fini les façades immenses ou clinquantes des soldats victorieux du 17ème. Le 18ème, c’est l'époque de la conversation, celle des salons littéraires, de la philosophie dans le boudoir. Du coup, puisque les conversations devaient aller dans la profondeur des choses, le clinquant d’une façade aurait été un signe de peu de finesse de son habitant. Et, à la fin du 18e siècle, le Palais Bretfeld était en effet un de ces endroits très ""branché"". On rapporte que [...]

Le palais Bucquoy, actuelle ambassade de France, est situé sur la charmante petite place du Grand Prieur. La très longue façade est animée en son centre par un avant-corps plus décoré, d'ailleurs couronné par un tympan percé d'un œil-de-bœuf, une sorte de lucarne ovale. Entre les pilastres, il y a deux rangées de fenêtres décorées avec d'élégantes guirlandes composées de lignes contournées, curvilignes. C'est le style ""rocaille"". Parmi les hommes illustres qui sont venus au Palais Buquoy, il faut citer Mozart qui y joua une de ses œuvres en 1787. Mais on peut aussi ajouter Paul Claudel, qui fut [...]

Situé à l'ouest du parc de Letna, le pavillon Hanavsky fut construit par Otto Hieser pour l'Exposition du Jubilé en 1898. Son style néobaroque n'est pas très éloigné du Jugendstil. Il fut offert en présent par le prince de Hanau à la ville de Prague. L'endroit abrite aujourd'hui un restaurant très connu. C'est au pied de ce pavillon que s'ouvrit la première piscine municipale.

La Santa Casa (maison sainte) est au cœur du sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette. C'est une réplique d'un sanctuaire italien (à Loreto) qui, selon la légende, serait la maison de la Vierge transportée par des anges en 1294. Celle que vous pouvez admirer à Prague affirmait la victoire des catholiques en célébrant le culte de la Vierge, après la bataille de la Montagne Blanche en 1621. Construit grâce à l'argent de la princesse Benigna de Lobkowicz, sa superbe façade, œuvre du célèbre Dientzenhofer, se compose de deux pavillons latéraux, d'un corps central avec un clocher coiffé d'un bulbe. Son décor [...]

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