Les lieux du guide Top 100 des monuments de Prague
Basilique Saint George

A l'intérieur du Château de Prague, la basilique Saint-Georges -qui date du 10ème siècle- surprend par l'écart de style qui existe entre la façade de la basilique et les deux clochers qui surgissent au second plan. Ceux-ci témoignent du passé roman du lieu alors que la façade sera baroquisée au 17ème siècle. On y reconnait des statues de la Bienheureuse Mlada, la première abbesse du couvent et du roi Vratislav 1er, le fondateur de la basilique. D'ailleurs, il tient la maquette de l'édifice entre ses mains. Le second niveau est décoré par un relief en stuc représentant Saint-Georges en train de [...]

Chapelle de Bethléem

Edifiée vers 1394, la chapelle de Bethléem résonne encore des nombreux sermons prononcés au début du XVe siècle par Jan Hus, recteur de l'université de Prague. Annexée par les Jésuites au XVIIe siècle, transformée en immeuble d'habitations au XIXe siècle la spacieuse chapelle, qui pouvait accueillir 3 000 personnes, sera fidèlement reconstruite dans les années 1950 d'après les dessins originels sauvegardés. Son architecture bien conservée témoigne de l'austérité des réformes voulues par Jan Hus et surprend face aux façades colorées de l'une des plus calmes et agréables place de la ville.

Chapelle des Miroirs

Dans la troisième cour du Clementinum se trouve la chapelle de l'Annonciation, dite chapelle des Miroirs, en raison de son exceptionnel décor de stucs dans lesquels sont insérés des miroirs. Œuvre de Frantisck Kanka, elle sert aujourd'hui de salle de concerts.

Appelée aussi chapelle italienne de l'Assomption de la Sainte-Vierge, cet édifice est atypique. Construit entre 1590 et 1597 pour les premiers italiens installés à Prague, il se signale par un plan ovale inhabituel en Bohême pour l'époque. Ottavio Mascherino, architecte au service du pape, pourrait être son concepteur. C'est l'une des trois églises du Clementinum mais n'est que très rarement ouverte au public.

Cimetière de Vyšehrad

Le cimetière national de Vysehrad fut fondé en 1660 et agrandit dans les années 1870 sur une éminence rocheuse dominant la Vltava. Son emplacement garde une grande signification historique et mythologique pour le peuple tchèque. Les autorités municipales décidèrent d'y regrouper les sépultures de personnalités (politiques, militaires, artistiques) du pays. On en compte environ 600 dont celles de Dvorak, Smetana, Mucha...Les petites bougies allumées à la nuit tombée sur les tombes parent le vieux cimetière de Vysehrad d'une atmosphère magique.

Construit en 1679 pour accueillir les victimes de la peste, le cimetière d'Olsany fut agrandi au XIXe siècle et se vit entouré d'autres lieux de sépultures. Ceux-ci comprennent un cimetière russe et un cimetière juif où repose Franz Kafka dans la rangée 21. Plus grand cimetière de la ville, on reste surpris et charmé par la nature envahissante qui recouvre la plupart des tombes.

Le Clementinum est le plus vaste ensemble architectural de la ville après la Château de Prague. Il s'agissait du quartier général des Jésuites pour l'Europe centrale, en charge de la contre réforme. Vous pourrez y découvrir l'église St Sauveur, de très belles salles et galeries couvertes de fresques baroques et surtout sa fameuse bibliothèque baroque, l'une des plus belles du monde. Devenue aujourd'hui la Bibliothèque Nationale Tchèque, elle comprend une collection de grande valeur avec notamment le codex de Visehrad daté de 1085. Allez admirer son décor de fresques figurant les Arts et les Sciences [...]

Eglise Ste-Ludmilla

L'église Sainte-Ludmilla (1888-1893) se trouve au centre de la jolie place de Namesti Miru. Flanquée de deux tours octogonales de 60 mètres de hauteur, ce sanctuaire néogothique fut dessiné par Josef Hocker. Le relief du tympan principal est l'œuvre du célèbre sculpteur Josef Mylsbek.

L'église Sainte-Ursule est un bel exemple d'architecture baroque du début du XVIIIe siècle. Sa façade a conservé ses sculptures originales et de magnifiques peintures décorent l'intérieur. Le restaurant du Couvent occupe le rez-de-chaussée du monastère.

Eglise St-Ignace

L'église Saint-Ignace, sanctuaire jésuite dédié à Ignace de Loyola, fondateur de l'Ordre, offre un exemple typique d'architecture baroque construit par la Contre-Réforme pour impressionner le peuple par le faste et la richesse du culte catholique. L'église fut élevée par Carlo Lurago puis par Bayer à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle du Gesu à Rome. D'aspect monumental sa façade est animée par une décoration en stuc, par des figures placées sur le portique et, tout en haut, dans une auréole d'or, par une statue de Saint-Ignace.

Eglise St-Jacques

Située dans le quartier de la Vieille-Ville, l'église Saint-Jacques était à l'origine l'église gothique (XIVe siècle) du couvent des Frères mineurs. On la remania dans le style baroque après l'incendie de 1689 qu'auraient allumé des agents de Louis XIV. La transformation de l'intérieur, avec l'ajout de vingt autels latéraux est une superbe réussite et sa longue nef donne à l'église, dotée d'un orgue de grande facture, une excellente acoustique. Ne manquez surtout pas d'aller admirer ce qui est sans doute le plus beau tombeau baroque de Bohême (1714), celui du comte Vratislav de Mitrovice, œuvre [...]

L'église Saint-Jean-sur-le-Rocher, malgré sa taille modeste mérite votre attention. C’est une œuvre audacieuse avec sa coupole centrale et ses deux flèches sur la façade occidentale. Construite en 1730 par Dientzenhofer, ne manquez pas d'admirer le bel escalier monumental extérieur réalisé par Schmidt pour une confrérie d'artisans de la Nouvelle-Ville. Les statues de la façade dues à Seeling datent de 1880. La statue en bois du maître-autel de Saint-Jean-Népomucène est le modèle sculpté par Jan Brokof pour la statue en bronze de 1683 érigée sur le pont Charles.

Eglise St-Nicolas de la Vieille-Ville

L'Eglise Saint-Nicolas-de-la-Vieille-Ville est une église exceptionnelle qui vous replongera dans le baroque tchèque du 18e siècle. Dès le 12e siècle, il y avait ici une église dédiée à saint Nicolas -le patron des commerçants. Bien sûr, elle était romane. Celle qui est sous nos yeux est plus récente, elle est baroque et date de 1737. C’est à Kilian Ignaz Dienzenhofer, le grand architecte du baroque pragois que l’on doit sa construction. Avec Notre-Dame-de-Lorette et l’église Saint-Nicolas-de-Mala-Strana, elle figure au rang des plus belles églises de Prague. Le plan est original. L’architecte [...]

Le Palais Bretfeld fut réalisé par Jean-Joseph Wirch en 1765 et sa façade retient peu l'attention. En cela, on voit que les temps ont changé: fini les façades immenses ou clinquantes des soldats victorieux du 17ème. Le 18ème, c’est l'époque de la conversation, celle des salons littéraires, de la philosophie dans le boudoir. Du coup, puisque les conversations devaient aller dans la profondeur des choses, le clinquant d’une façade aurait été un signe de peu de finesse de son habitant. Et, à la fin du 18e siècle, le Palais Bretfeld était en effet un de ces endroits très ""branché"". On rapporte que [...]

Palais Bucquoy

Le palais Bucquoy, actuelle ambassade de France, est situé sur la charmante petite place du Grand Prieur. La très longue façade est animée en son centre par un avant-corps plus décoré, d'ailleurs couronné par un tympan percé d'un œil-de-bœuf, une sorte de lucarne ovale. Entre les pilastres, il y a deux rangées de fenêtres décorées avec d'élégantes guirlandes composées de lignes contournées, curvilignes. C'est le style ""rocaille"". Parmi les hommes illustres qui sont venus au Palais Buquoy, il faut citer Mozart qui y joua une de ses œuvres en 1787. Mais on peut aussi ajouter Paul Claudel, qui fut [...]

Le palais du ""Burgrave suprême"", au milieu des terrasses de cafés, est bien modeste, et n’a pas –loin s’en faut- la pompe de ceux de la place du Château ! Mais, il ne faut pas trop se fier aux apparences. Car le titre de ""Burgrave suprême"" était très prestigieux encore au 19e siècle. Derrière ce titre pompeux se cache le personnage le plus important du pays après le roi. Le Burgrave représente officiellement le roi en son absence. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Habsbourg ne passèrent pas beaucoup de temps à Prague. Par exemple, Marie-Thérèse d'Autriche ne mit jamais les pieds [...]

Proche de Male Namesti, le palais Clam-Gallas est l'une des plus importantes réalisations pragoises de l'architecte viennois Fischer von Erlach, qu'il conçut vers 1700 pour l'ambassadeur de l'empereur à Prague. Ses portails grandioses, encadrés de statues d'Hercule par Matyas Braun, donnent une idée de la somptuosité de l'intérieur baroque. Ne manquez pas le magnifique escalier intérieur, considéré comme l'un des plus beaux de la ville. Beethoven interpréta plusieurs de ses œuvres dans le théâtre privé du palais. Très abimé lorsqu'il abritait les archives de Prague, il a été superbement restau [...]

Palais de l'Industrie

Le palais de l'Industrie, aujourd'hui palais des Congrès, chef-d'œuvre de fer et de verre qui anticipe sur l'Art nouveau, fut le fleuron de l'Exposition de 1891, avec ses 208 m de long et ses 13000 m². Réalisé par les architectes Münzberger et Prasil, ne manquez pas d'admirer l'immense verrière en arcade qui pèse cinq cents tonnes.

Le Palais Goltz-Kinski est un palais baroque qui empiète sur la place de la Vieille-Ville. La façade est divisée en 5 parties soulignées par deux frontons portés par des pilastres monumentaux. Elle est décorée de stucs et il y a aussi des statues de Platzer pour couronner l’ensemble. C’est ici que le 25 février 1948, Klement Gottwald, le dirigeant du parti communiste tchèque annonça le « Coup de Prague », c’est-à-dire la prise du pouvoir par les communistes. Et très logiquement, c’est encore au balcon de ce palais Glotz-Kinski que, 42 ans plus tard, Vaclav Havel annonçait au monde que la démocratie [...]

De style haut baroque, la synagogue Klaus présente une remarquable voûte en berceau richement décorée de stucs. Elle abrite aujourd'hui, outre une collection de manuscrits et d'imprimés en hébreu, une exposition retraçant l'histoire des traditions juives en Europe centrale depuis le début du Moyen Age. De nombreux personnages importants de la communauté juive de Prague y apparaissent comme Rabbi Löw qui, selon la légende, aurait donné vie au XVIè siècle au célèbre golem. Adjacente à la synagogue, ne manquez pas d'aller voir l'ancienne salle des cérémonies (1906) de la confrérie du Dernier Devoir [...]

Fondée en 1479 par le rabbin Pinkas et agrandie en 1535, la synagogue Pinkas était initialement bâtie en style gothique tardif, mais fut remaniée en 1625. La voûte a conservé, malgré tout, son caractère de gothique flamboyant. Une galerie pour les femmes y fut ajoutée au XVIIè siècle. La synagogue abrite une mikva, ou bain rituel, datant du Moyen Age. Depuis 1959, elle est un émouvant mémorial aux juifs de Bohême et de Moravie assassinés dans les camps d'exterminations nazis. Ses murs sont couverts de près de 80000 noms, avec leurs dates de naissance et de mort. Des dessins réalisés par les enfants [...]

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