Le musée lapidaire

Avignon

Le musée lapidaire

En sortant de l’église, reprenons la rue de la République à gauche jusqu’au cours Jean Jaurès.

Maintenant, prenons le cours Jean-Jaurès à droite, sur le trottoir de droite (attention, il change de nom et devient la rue de la République) aux abords de la grande église baroque dont nous voyons la façade, un peu en biais sur le côté droit, traversons afin de nous placer, sur le trottoir de gauche, en face de l’église.

Nous voici devant la façade de l’église des Jésuites, qui est l’actuel musée Lapidaire, autrement dit un musée archéologique composé d’objets de pierre: c'est-à-dire de sculptures, et de stèles funéraires, entre autres.
Imposante,  cette façade, non? L’église date du 17e siècle, et a été commencée par le père Martellange, l’architecte « volant » de la Compagnie de Jésus à cette époque. Lui-même était Jésuite et il a parcouru la France entière pour construire des chapelles et des collèges pour son ordre. Ici, il a seulement donné le plan de l’église, et les travaux, à peine commencés ont été interrompus pendant 8 ans. Quand ils ont repris, c’était sous la direction de La Valfenière, dont nous venons de parler au cloître Saint-Louis. La 1ere idée qui vient à l’esprit devant cette façade, c’est qu’elle ressemble à celle de l’église du Gesù de Rome. Autrement dit à l’église de la Maison-mère de la Compagnie de Jésus. Ce qui n’a rien d’étonnant.
Dans les 2 cas, on trouve ces fameux «ailerons», c’est-à-dire ces volutes que nous avons vues tout à l’heure en miniature, et qui sont utilisées ici à grande échelle pour raccorder le rez-de-chaussée de la façade à son 1ER étage plus étroit.
Ce motif est devenu, à partir de l’église du Gésù de Rome, caractéristique des façades d’églises baroques, non seulement en Italie, mais dans l’Europe entière. A Paris par exemple, on le trouve sur les églises du Val de Grâce et de la Sorbonne.


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