Médiathèque Ceccano

Avignon

Médiathèque Ceccano

Quand nous avons le dos à l’église, à gauche, se trouve la rue Frédéric Mistral.

La rue est franchie vers l’arrière de l’église par « le pont des soupirs avignonnais », un petit pont couvert relié du côté droit à l’ancien collège des Jésuites, du côté gauche à la livrée Ceccano: c’est par lui que les jésuites accédaient directement aux tribunes. Nous allons passer dessous, et aller au bout de la rue Frédéric-Mistral jusqu’à la rue Laboureur.

Nous y sommes ? Nous voyons tout d’abord dans la rue Laboureur, au n°5, le Musée Angladon, installé dans un ancien hôtel particulier. Il abrite une belle collection de peintures, surtout impressionniste, post-impressionniste, et moderne, avec notamment des oeuvres de Degas, Bonnard, et Modigliani. Encore un musée tout à fait recommandable! Avançons un peu à gauche, et sur le côté gauche de la rue Laboureur, allons jusqu’au n°2bis, où se trouve l’entrée de la Médiathèque Ceccano.

La médiathèque, autrement dit la bibliothèque municipale Ceccano, occupe un remarquable palais du 14e siècle, construit pour les cardinaux Jacopo Stefaneschi et Annibal Ceccano.
C’est la mieux conservée des «livrées cardinalices» d’Avignon, ces palais des cardinaux construits au temps des papes, à l’exception peut-être de la Livrée d’Arnaud de Via, qui est aujourd’hui le musée du Petit-Palais. Nous la verrons tout à l’heure. Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire à la livrée Ceccano. Et regardons la façade : malgré les grandes fenêtres à meneaux, elle est sévère comme une façade de forteresse ; et d’ailleurs le palais est crénelé.
Avignon était plus sûre que Rome, et avait d’ailleurs été choisie pour cela, mais enfin on ne sait jamais, ont dû se dire les cardinaux italiens qui ont fait construire cette livrée : d’où sans doute les créneaux. Et puis, plus vraisemblablement, ils ont reproduit ici les structures architecturales auxquelles ils étaient habitués en Italie. Le détail le plus intéressant, ce sont les conduits de cheminée : regardez-les qui montent sur la façade, sur toute la hauteur du mur, jusqu’au crénelage ; ils ressembleraient à des contreforts destinés à renforcer le mur, si on ne voyait pas en haut la partie cylindrique, par où s’échappait la fumée.
Si vous êtes curieux, et si la médiathèque est ouverte, vous pouvez essayer de voir les fresques et les plafonds peints qui sont conservés dans la livrée au 1er étage, où se trouve la « salle des prêts». Ces peintures datent du 14e siècle, et sont donc contemporaines de celles du palais des papes. Dans ce cas, rendez-vous ici-même dans quelques minutes.


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