La cathédrale Notre Dame des Doms.

Avignon

La cathédrale Notre Dame des Doms.

Et maintenant, rendons-nous devant l’entrée de la cathédrale Notre Dame des Doms. Comment s’y rendre ? On voit d’ici, devant son clocher, le mur de soutènement de la terrasse qui supporte un calvaire : on y monte par un escalier, sur le côté droit de la terrasse. Alors, rendez-vous là haut.

Nous sommes devant la cathédrale. Regardez son clocher tout d’abord : de près comme de loin, il surprend. Les étages carrés datent du 12e siècle, donc encore de l’époque de l’art roman. Le haut avec la statue de la Vierge en fonte doré date du 19e siècle.
Maintenant, regardons, à l’intérieur du porche, le portail proprement dit : d’abord son architecture, elle date de la fin du 12e siècle, mais les colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens, et le fronton triangulaire ont l’air tout à fait antique. Étant donné la date de construction, c’est donc un morceau d’art roman, mais d’aspect très « romain » en somme. Et cette influence s’explique bien sûr par la présence de tous ces sites antiques autour d’Avignon
(Saint Rémy, Arles, Orange entre autres).
Ensuite, regardons le décor peint et non pas sculpté pour une fois- de ce portail. Sur le fronton : le Christ (ou le Père Eternel) est entouré d’anges. Au dessous, sur le tympan, la Vierge à l’Enfant. Bien sûr, il ne s’agit pas vraiment de peintures, mais plutôt de dessins, d’esquisses. C’est-à-dire de sinopies: ce sont des dessins préparatoires à l’ocre rouge, qui était appelée terre de Sinope, d’où le nom de Sinopie. Et les fresquistes italiens, du 14e siècle surtout, les traçaient pour préparer leur travail. Ensuite, ils la recouvraient d’une couche de chaux onctueuse appliquée à la truelle. Et ils peignaient sur la chaux, avant qu’elle ne sèche. C’est la technique de la fresque. On ne peut donc voir la sinopie que quand la fresque qui la recouvrait a été détachée ou détruite. Ici, c’est le Siennois Simone Martini, l’un des plus grands peintres du Moyen-Age italien qui était l’auteur des fresques. Très endommagées, elles ont été détachées et sont visibles au palais des papes. Mais il reste sur place ces superbes sinopies. Un mot au sujet de Simone Martini : il viendra à Avignon au 14e siècle, à la cour papale donc, et il sera à l’origine de «l’école d’Avignon». Ses peintres furent italiens d’abord, puis du nord de la France, ou même des Pays-Bas, et ils travailleront à Avignon, et dans sa région, jusqu’à la fin du 15e siècle, bien après le départ des papes.


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