Le Papier WASHI

Balade a shita machi

Le Papier WASHI

La face arrière de la porte se trouve devant vous, dirigez-vous à gauche pour atteindre la grande boutique KURODAYA (KOURODAYA). L’entrée se trouve à dix mètres environ derrière le KOBAN (KOBANN), c'est-à-dire le poste de police local. Nous nous retrouvons à l’intérieur.

Pourquoi visiter la maison KURODAYA ? Eh bien simplement parce que ce magasin est une institution : depuis 1856, il propose des éventails, des cerfs-volants, des ombrelles, des boites, des enveloppes fabriquées en magnifiques papiers WASHI entièrement réalisés à la main. L’intérieur vaut donc le coup d’œil. Mais au fait que signifie Papier WASHI ? En fait, en langue nipponne, le préfixe « WA » désigne l’Harmonie. D’accord, mais l’harmonie avec quoi ? Eh bien l’harmonie avec la nature. Or « SHI » signifie : « feuille de papier». On obtient donc par combinaison : Feuille de papier naturelle. De même qu’une chambre de style traditionnel japonais est appelée : « WA SHITSU » car son mobilier provient de fibres naturelles (Tatami en paille de riz au sol, cloisons et placards en bois et papier etc). Les Japonais maîtrisent l’art de produire du papier depuis le 8e siècle après avoir emprunté puis amélioré une technique chinoise. Les fibres proviennent de trois plantes qui sont : Le KOZO , une sorte de mûrier cultivé dans des champs séricicoles (c’est à dire là où on élève des vers à soie).
Le MITSUMATA, un arbuste indigène au Japon, dont les branches se divisent en trois à chaque nœud. Le GAMPI, un arbuste aux fibres longues qui se gorgent d’eau et qui résiste bien aux insectes. L’association des trois dans un mucilage (une sorte de liquide visqueux) confère au papier WASHI les excellentes qualités que nous lui connaissons : Résistance, légèreté, flexibilité, chaleur, absorbance, transparence, basse teneur en acidité. Son aspect décoratif est obtenu par l’ajout de fibres aussi diverses que le poil de cheval, les pétales de fleurs, le chanvre, la cellulose, les paillettes d’or ou d’argent. Le processus de fabrication à la main implique d’y consacrer beaucoup de temps avant de réaliser une belle feuille.
Les branches d’arbustes doivent être coupées, mouillées, écorcées, bouillies, nettoyées des impuretés, battues, mélangées dans un mucilage aqueux jusqu’à l’obtention d’une pâte.
Un tamis en bambou est ensuite plongé dans cette pâte pour ne recevoir qu’une fine couche de fibres. Égouttées sur un tissu, les feuilles seront ensuite séchées sur du bois à l’extérieur ou dans une chambre chauffée. Voilà pour l’aspect technique. Passons au plaisir des yeux.


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