Les frères Hinokuma

Balade a shita machi

Les frères Hinokuma

Vous avez dépassé la bibliothèque pour enfants ? Alors, poursuivez en serrant à gauche pour admirer les fresques murales qui retracent l’histoire vécue par 2 pêcheurs –les frères Hinokuma Hamanari & Hinokuma Takenari- sur la rivière Soumida en 628. Il y a 1400 ans donc. Leur aventure donna naissance au temple SENSO-JI et au quartier d’ASAKUSA. Lisons la fresque pour connaitre mieux l’histoire du lieu. Alors, regardez la 1re et la 2e peinture murale. Vous les voyez ? Même si d’un point de vue artistique ces fresques ne représentent pas de grands chefs-d’œuvre, elles ont au moins le mérite d’expliquer l’origine du temple.
Difficile de les louper, elles sont placardées sur la gauche, tout au long de l’allée. Elles représentent les berges de la SUMIDA.

Passons à la 3ème peinture maintenant : on y voit la barque des deux pêcheurs et ils remontent quelque chose dans leurs filets. Il s’agit d’une statue qui apparaît en doré. L’histoire dit qu’ils la remirent ensuite au chef du village, NAKAMOTO Hajino, qui découvrit le pouvoir sanctificateur de cette statue.
Elle fut reconnue aussitôt sous les traits de KANNON, une déesse bouddhique de la pitié et de la miséricorde. NAKAMOTO Hajino transforma sa propre habitation en petit temple pour y déposer la statue pour laquelle les villageois débordèrent de dévotion. C’est ce que vous voyez sur la 4e peinture. S’en suivit alors l’édification d’un sanctuaire spécifiquement dédié à cette statue. La cinquième image présente un sculpteur qui utilise un maillet et des ciseaux à bois, en vue de reproduire la KANNON.
Regardez les sixième et septième peintures. Elles marquent un tournant dans l’histoire du lieu. En effet, on voit que le temple s’est structuré avec déjà un « SHODO » (SHOODO), un pavillon avec une grosse cloche devant lequel on reconnaît des Shoguns en dévotion. Ils sont reconnaissables à leur petit chapeau noir et aux armoiries figurant sur les vêtements. Le terme « GUN » signifie « militaire », les shoguns étaient les chefs militaires désignés d’après leurs lignages familiaux. Ils contrôlèrent les armées à partir de 1185, en parallèle du gouvernement impérial. Et à partir du 12e siècle en effet, les shoguns fréquentent assidûment ce sanctuaire du SENSO-JI. (SENSOO signifiant Guerre). Ce qui a de nombreuses conséquences : renforcement du bouddhisme tout d’abord au détriment du SHINTO. Puis lorsque Edo –la future Tokyo- fut désignée comme capitale, ce sanctuaire devint naturellement un des centres religieux principaux du pays. Et bien sûr, cela attira un monde nombreux qui vint s’installer près du sanctuaire. Au 1er rang, les boutiquiers. Puis le petit peuple jusqu’à la constitution d’un quartier.


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