Le Bouddhisme TENDAÏ

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Le Bouddhisme TENDAÏ

Au bout de cette rue, il y a donc le temple SENSO-JI qui reste le temple le plus ancien de Tokyo. Autrefois, il était rattaché à la branche religieuse du Bouddhisme TENDAÏ.
Mais que signifie le TENDAÏ ?
Voici quelques éclaircissements relatifs aux religions. En 743, à l’époque où la ville de NARA était le centre du pouvoir politique, l’empereur SHOOMOU avait commandé la réalisation d’un temple faramineux, le TODAIJI. Et sa construction prit fin en 752. Comme les liens entre les grands monastères et la Cour devenaient très étroits, les hauts dignitaires ecclésiastiques influençaient fortement les décisions du gouvernement. Et dès son accession au trône, l’empereur KAMMU fit déménager la capitale pour l’éloigner de pareilles influences. Et en 794 fut créée la «capitale de la Paix », HEILLA-N-KYO en japonais qui allait devenir Kyoto. NARA devint une sorte de ville portail devant un établissement religieux. Les mouvements bouddhiques s’agitèrent et 2 jeunes branches se créèrent : le TENDAÏ et le SHINGON. Arrêtons nous quelques instants sur ce mouvement Tendaï. Il plaisait bien à l’empereur Kammu car il ne s’occupait pas trop des affaires de l’état.
Le moine fondateur du TENDAÏ s’appelait SAICHO et résidait dans un ermitage du Mont HIEI, juste entre KYOTO et le lac BIWA. En 802, il fut mandaté par l’empereur KAMMU pour partir en Chine découvrir les doctrines enseignées dans les monastères. L’enseignement au Mont T’IEN T’AÏ le marqua profondément. On y enseignait que tous les écrits contenaient en partie la révélation du Bouddha et que donc toutes les voies conduisent au salut des âmes. En clair, la lecture des textes, la foi, la méditation, l’invocation du bodhisattva AMIDA sont autant de manières de sauver son âme. A son retour de l’Empire du Milieux, SAICHO installa à partir de 804 un monastère sur le Mont HIEI et il le dédie à l’étude de toutes les théories Bouddhiques. Le lieu attirera des milliers de moines et deviendra un haut lieu du Bouddhisme. Et maintenant quelques mots sur le concurrent du TENDAÏ, le SHINGON : Son fondateur, le moine KUKAÏ fut lui aussi envoyé dans les monastères chinois entre 804 et 806. Son esprit ouvert et brillant, ses facilités en sanskrit, son ingéniosité permirent de lui attribuer toutes les nouveautés apparues au Japon entre 806 et 835.
Ainsi, on lui devrait : l’écriture phonétique, la linguistique, la sériciculture, l’ingénierie hydraulique, etc. On le connaît d’ailleurs sous le nom de KOBO DAISHI depuis qu’il fut ordonné Saint Bouddhique. Sa doctrine ésotérique n’était pas facile d’accès mais elle remporta un vif succès et les suffrages de la Cour. Elle prônait surtout que chaque être vivant, homme, végétaux, terres, pierres, eaux, etc. peuvent se transformer en Bouddha car tous ces éléments contribuent à la nature essentielle.


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