La Pagode à cinq niveaux

Balade a shita machi

La Pagode à cinq niveaux

Vous avez passé sous le porche et maintenant regarder à droite, le premier bâtiment abrite le comptoir des MIKOUJI, c'est-à-dire des bandelettes votives. Les fidèles s’y pressent pour acquérir des amulettes. Maintenant, retournez-vous pour observer l’arrière de la grande porte HOZOMON. Et là, que remarquez-vous ? Rien ? Mais si voyons… Et oui, ce sont ces deux énormes sandales en paille de riz tressées qui sont accrochées chacune sur les piliers latéraux de la porte. Et quelle peut-être la signification de ces tongs géantes appelées WARAJI ? Eh bien, tout simplement, ces sandales de paille symbolisent l’errance de Bouddha tout au long de sa vie. Tournez-vous ensuite vers le bâtiment principal appelé HONDO. Puis regardez à gauche : vous découvrez la pagode à cinq niveaux. Elle fait plus de 53 mètres de haut. Elle fut construite pour la 1re fois en 942, mais elle fut détruite par des incendies et remontée à plusieurs reprises. Celle que vous voyez à présent date de 1973. Véritable lien entre la Terre et le Ciel, elle renferme dans sa base une sorte de chapelle dont la seule fonction est de protéger les « reliques », en fait les textes bouddhiques. Les niveaux supérieurs restent totalement creux et inutilisés. Vous remarquerez que la surface de toiture diminue progressivement d’un étage à l’autre depuis le bas vers le haut. Dirigez votre regard vers le haut de la pagode. Vous voyez quelque chose qui ressemble à une antenne avec des anneaux. Eh non, ce n’est pas un paratonnerre, mais un STOUPA dont la flèche, qu’on appelle SUI-EN, rayonne pour capter les bonnes influences bouddhiques. Sachez aussi que les pagodes sont réalisées par des charpentiers chevronnés et tous les éléments sont emboîtés les uns sur les autres autour d’un pilier central. Et en cas de séisme, chaque élément se soulève de sorte que la structure de la pagode se soulève en vrillant autour du pilier central scellé dans les fondations. A la fin des secousses, les consoles, poutrelles et toitures reprennent leur positionnement initial. On dit couramment des pagodes japonaises qu’elles effectuent la danse du serpent durant les secousses sismiques. Elles résistent ainsi très bien au temps et aux fortes magnitudes. Le principal ennemi des tours bouddhiques n’était donc pas la forte magnitude des tremblements terrestres, mais les incendies.


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