Le bâtiment Témizusha

Balade de l'époque meiji a nos jours

Le bâtiment Témizusha

A présent, poursuivez dans cette direction en laissant une lanterne sur la droite puis une autre sur la gauche. Un peu plus haut vous apercevez une lanterne à gauche dans l’angle. Arrivés là, tournez à droite dans une allée importante marquée elle aussi par un grand Torii en cyprès issus de la forêt d’Alishan à Taiwan.

Avant cette porte, passez entre deux lanternes et dirigez-vous tout droit dans cette allée qui conduit au premier petit bâtiment typique, situé sur votre gauche avant l’entrée dans l’enceinte du sanctuaire.

Vous y êtes ? Bien. Il s’agit du Témizusha : ce bâtiment sert à se purifier. Vous y voyez une fontaine qui alimente en eau fraîche un bac en pierre sur lequel reposent des sortes de louches métalliques avec un long manche en bois. Vous les voyez ? Bon… Inutile de vous plonger dans le bac, il s’agit juste de puisez l’eau pour vous rincer les mains et la bouche. Mais attention les lèvres ne doivent pas entrer en contact direct avec cet ustensile. Après ces ablutions, retournez-vous de sorte que le Témizusha se retrouve dans votre dos. ET regardez un peu plus haut vers la gauche, vous devez voir un autre bâtiment avec un comptoir.

Dirigeons nous vers ce premier bureau des offrandes. En chemin, quelques mots à ce sujet. Contre des offrandes sonnantes et trébuchantes, il propose des amulettes appelées O MAMORI qui protègent du mauvais sort/ on y achète aussi des plaquettes votives en cèdre qui sont vendues vierges d’inscriptions et sur lesquelles les fidèles écrivent leurs prières. Certaines plaquettes présentent parfois une face à l’effigie de l’animal dont c’est l’année en cours selon l’horoscope chinois. Par ailleurs, en échange d’un don d’argent, les fidèles peuvent se procurer un présage écrit. Ils secouent une grande boite d’où sortira un bâtonnet numéroté. Puis le personnel du comptoir va chercher le tiroir portant le même numéro et y pioche un message remis au fidèle. Si c’est un message de bonne fortune, un O MIKOUJI, il sera attaché par le fidèle aux branches des arbres afin que les éléments naturels : le vent, la pluie, les rayons solaires contribuent à les faire parvenir aux KAMI, les divinités. Continuons jusqu’au bureau des offrandes.

A présent levez les yeux vers le fronton de ce bureau des offrandes ! Que voyez-vous ?
Des bandelettes en papier blanc naturel pliées en forme de zig zag ! Ce sont des « GOHEÏ ». Alors, à quoi sert un « GOHEÏ » ? Non, non, il ne s’agit pas de papier tue-mouche, mais d’une offrande qui symbolise les bijoux sensés attirer la mythique déesse du Soleil, surnommée « AMATERASSOU ». Car la déesse du soleil s’était réfugiée dans une caverne pour échapper à la colère de son frère SUSANOWA-NO-O. Les GOHEI doivent donc capter les bienfaits du plus grand des KAMIs, le soleil, l’astre qui chasse les démons et dont descendent les empereurs japonais. D’ailleurs si vous avez l’occasion de passer devant un terrain constructible, vous remarquerez des GOHEÏs attachés sur des piquets plantés dans le sol. Ce rituel signifie que la parcelle en question fut récemment bénie par un prêtre SHINTO, avant le début du chantier. Et comme vous pouvez vous en apercevoir, le commerce d’amulettes et de tablettes votives reste toujours très lucratif rien qu’à entendre le son du tiroir-caisse.


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