Le musée de Notre-Dame

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Le musée de Notre-Dame

A présent, tournons-nous de manière à avoir la statue de Michelange à notre droite. Juste derrière la colonne devant nous, se trouve l’accès au chœur et au musée. Le chœur est ouvert de 9h30 à 16h30 du mardi au samedi et l’après-midi jusque 16h30 le dimanche. Le prix d’entrée est de 2 à 3 € par personne.

Vous avez passé la caisse ? Et bien, vous êtes alors dans le déambulatoire du chœur de Notre-Dame. Le déambulatoire est un couloir qui fait le tour du chœur, et qui permettait aux fidèles d’en faire le tour, de déambuler, d’où le nom, sans déranger les chanoines qui récitaient les offices au milieu. Ainsi, voyez en entrant, le mur qui se trouve à notre gauche et contre lequel sont placés des confessionnaux de bois. Il sépare le déambulatoire du chœur à proprement parler. Nous irons dans le chœur dans quelques instants. Mais commençons justement par regarder les confessionnaux de bois, contre le mur de gauche. Et plus particulièrement le deuxième. C’est au 17e siècle que ce type de meuble a été développé, car à l’époque, l’Église attachait une grande importance à la confession, le sacrement de pénitence, qui avait été fortement remis en cause par les protestants. Aussi, des meubles de ce genre ont été inventés pour donner un peu plus de théâtralité à ce moment important de la vie religieuse, la confession de ses péchés. Ces meubles sont composés de trois parties. Il y a une niche centrale, dans laquelle le prêtre prend place. Cette niche centrale est entourée de deux alcôves sur les côtés, où prennent place les pénitents. Ils communiquent avec le prêtre par l’intermédiaire d’une petite grille de bois. Cela n’a pas changé aujourd’hui. En revanche, nous voyons une chose typique des confessionnaux baroques sur le deuxième confessionnal. Regardez la porte d’accès à la niche centrale : elle est entourée de deux statues en bois représentant des anges. Celui de gauche a le regard tombant vers le bas, une attitude de lassitude. En fait, il représente le regret. Celui de droite, les mains croisées sur la poitrine, lève les yeux vers le ciel. Il représente l’espoir en Dieu. Ces deux anges sont donc des allégories de ce que devrait être la confession : regret de ses péchés, puis, une fois pardonné, l’espoir en Dieu. Ce genre de scénographie théâtrale devait toucher le fidèle, lui inspirer de hautes idées. C’est très typique de l’expression religieuse du temps.


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