L’église Saint-Jacques

Bruges méconnue

L’église Saint-Jacques

Continuons notre chemin dans la rue Saint-Jacques. Nous repartons donc en mettant la façade du nº 27 à notre gauche. Et un peu plus loin, vous apercevez alors la tour et le chœur d’une église. C’est l’église Saint-Jacques. Juste avant l’église, tout contre elle, vous verrez un petit passage à votre gauche, qui ouvre sur une allée bordée d’arbres. Prenez-le. Vous longerez alors l’église sur toute sa longueur. Là, vous vous retrouverez sur une petite place, la Sint Jacobsplein, ou place Saint-Jacques. C’est là que se trouve l’entrée de l’église, devant laquelle nous vous attendons.

Nous voici devant la porte de l’église. L’église est dédiée à Saint-Jacques le Majeur, c’est-à-dire au disciple du Christ qui, dit-on, a évangélisé l’Espagne, et dont le corps est vénéré dans la très célèbre ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Et justement, Bruges était un lieu de passage important pour les pèlerins de Saint-Jacques venus du Nord. La fondation de cette église remonte au 13e siècle. C’était une paroisse indépendante. Elle reçut de nombreuses donations, ce qui a permis de l’agrandir et de l’embellir continuellement tout au long de son histoire. C’est donc surtout à l’intérieur qu’elle va nous surprendre, par ses dimensions d’abord, mais aussi parla richesse de son mobilier.

Et voilà. Restons près de la porte d’entrée. L’espace est ample, n’est-ce pas ? Au premier abord, ce qui vous frappera peut-être, c’est la grande simplicité de son architecture. Regardez, à droite et à gauche, les simples colonnes cylindriques, toutes pures dans leur blancheur. Nous avions déjà vu, à l’église Notre-Dame notamment, que cette simplicité est très caractéristique de l’art gothique en Flandre, et en Belgique en général. Levez lez yeux vers le plafond, vers les voûtes donc : là aussi, vous ne voyez que sobriété. Ce sont simplement des séries de deux arcs -ce sont les fameuses ogives- qui se croisent en leur milieu, pour retomber entre les fenêtres, d’abord sur une fine colonnette que nous voyons plaquée contre le mur. Regardons cette colonnette : elle-même redescend ensuite le long du mur, jusqu’au sommet des grandes colonnes cylindriques de la nef. Regardez bien cette dernière jonction, justement. Là, au sommet des colonnes cylindriques, se trouve le chapiteau, large bloc de pierre sculptée de petites feuilles d’acanthe sur deux rangées. C’est très fin, très simple, très beau. C’est la pureté typique de l’art du 13e siècle dans ces régions.


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