L’église de Jérusalem

Bruges méconnue

L’église de Jérusalem

Et maintenant, allons voir cette fameuse église de Jérusalem qui se trouve à l’autre bout de la rue Balstraat.

Arrivés au bout de la Balstraat, nous débouchons sur la Jerusalemstraat, où s’ouvre l’église. Comme nous l’avons dit au début de ce circuit, l’église de Jérusalem appartient à des particuliers. Nous pouvons vous assurer que découvrir cette église vaut vraiment la peine, car l’intérieur de l’église vous laissera sans doute un souvenir marquant. Pour y accéder, passez par la petite porte à droite de la grande porte de l’église.

Passé la billetterie, tournons-lui le dos : nous serons face à une petite porte, donnant accès à l’intérieur de l’église. Passons-la. Nous sommes à présent dans cette minuscule nef. Asseyez-vous sur une chaise, de manière à avoir la petite porte d’entrée à votre droite. Et maintenant, regardons... Rien ne vous surprend ? Eh oui ! Curieux n’est-ce pas, avec ce chœur tellement surélevé, ce très étrange autel imitant la colline du Golgotha, où fut crucifié le Christ, juste face à vous. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Vous verrez cela quand nous irons dans la crypte, dans quelques instants. Mais d'abord, parlons un peu de la fondation. Comme nous l’avons déjà mentionné, l’église de Jérusalem est, depuis sa fondation au 15e siècle, et jusqu’à nos jours, une église privée. Elle est due à une grande famille brugeoise d’origine génoise, la famille Adornès. On ne sait pas exactement dans quelles conditions cette famille italienne est venue s’installer à Bruges. Cela s’est sans doute fait au 13e siècle, et peut-être s’agissait-il d’une famille de banquiers, qui gérait l’argent du comte de Flandre. Beaucoup de membres de cette famille ont pris une part active au commerce et à la vie politique de la ville. Par exemple Jacob 1 Adornès, qui développa la fortune familiale dans le commerce des matières premières nécessaires à l’industrie du drap, si importante en Flandre au Moyen Âge. Ou bien Anselme Adornès, fidèle serviteur des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le téméraire, grand diplomate, envoyé plusieurs fois comme représentant de la ville en Écosse. Il était bien connu pour son agilité aux armes, et gagnait fréquemment les tournois organisés par la noblesse de la ville sur le Markt, la grande place. Et c’est cet Anselme qui posa la première pierre de l’église en 1428.


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