L’église de Sainte-Anne

Bruges méconnue

L’église de Sainte-Anne

Nous allons maintenant quitter l’église de Jérusalem. Vous allez donc ressortir par la petite porte d’entrée de la nef. Une fois revenus dans la cour, vous pouvez si vous le voulez, flâner un peu dans les bâtiments adjacents, le lieu de l’ancien palais des Adornès, et qui abrite aujourd’hui un petit musée de la dentelle.

Arrivés dehors, prêts à continuer cette promenade, tournez le dos à l’église de Jérusalem, une rue, relativement large, part à votre droite. C’est la Jerusalemstraat, rue de Jérusalem. Prenez-là. Vous verrez à votre gauche une autre église, avec un calvaire de pierre contre le mur. C’est l’église Sainte-Anne. Voilà. Difficile de ne pas trouver, n’est-ce pas ? Alors, allez maintenant vers cette église Sainte-Anne, et longez-là par la gauche, jusqu’à ce que vous soyez arrivés de l’autre côté, là où est l’entrée. Nous vous attendons à cette entrée.

Et voilà. Alors peut-être que de l’extérieur, l’église n’attire pas spécialement le visiteur, surtout après avoir visité celle si étrange de Jérusalem. Mais toute personne qui entre à l’intérieur est émerveillée par la richesse du mobilier baroque qu’il y trouvera, qui est vraiment exceptionnelle. Cette église que vous voyez ici a été construite en 1621, après que la précédente ait été détruite par les protestants, au cours des guerres de religion du 16e siècle. Dès le début, c’était une paroisse indépendante. Malgré la richesse du décor, Sainte-Anne fut pendant très longtemps la paroisse des pauvres de la ville. Ce dont témoigne –regardez à gauche juste à côté de la porte d’entrée - le comptoir de bois sculpté que vous voyez. C’était le comptoir de la confrérie de Sainte-Anne, qui distribuait du pain aux pauvres après la messe. Ce genre de meuble est appelé « table du Saint-Esprit ». Pendant la guerre de 14-18 encore, nombreuses furent les familles qui venaient chercher ici leur pain, parfois jusqu’à 700 personnes le dimanche.


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