L’intérieur du palais Sandór

Buda, le quartier du chateau : de l'eglise mathias aux cours du palais-royal

L’intérieur du palais Sandór

Et que trouve-t-on aujourd’hui dans le château ? Eh bien de ce côté, il y a la Galerie Nationale Hongroise, consacrée à l’art hongrois, et dont nous vous recommandons vivement la visite. La Galerie contient notamment de grands retables sculptés et dorés du 15e et du début du 16e siècle, et elle permet de découvrir l’étonnante école hongroise de peinture du 19e siècle : les « hongrois de Barbizon » (oui, vraiment de Barbizon, il y en a eu plusieurs), et les « impressionnistes » hongrois, qui seront pour vous une révélation.

Maintenant, regardons à droite de l’entrée du Musée : il y a un passage ouvert à travers le rez-de-chaussée du château : empruntons-le et il nous conduira de l’autre côté du bâtiment devant la fontaine du roi Mathias. Elle sera sur notre gauche.

Voilà un monument d’un style bien difficile à définir, mais en tout cas échevelé !
Il est l’œuvre du sculpteur Alajos Strobl, dont nous avez vu tout à l’heure la statue de Saint Etienne, et il illustre à grand renfort de chiens, et de cornes de chasse, une ballade du poète Vörösmarty: le roi Mathias y rencontre sa belle Hélène, Ilonka, qui s’éprend de lui…
Mais ne nous attendrissons pas trop :
Regardons maintenant la statue de bronze située devant le palais, en face de la fontaine : un « manadier » hongrois de la Grande Plaine, au curieux costume, retient par la bride un cheval fougueux. Ce bronze décorait l’entrée des écuries, détruites après 1945, et il n’est là que depuis quelques années.
Prenons maintenant à gauche après la fontaine Mathias, et allons tout droit jusqu’à la cour intérieure en passant par la porte aux lions : cette cour sera la Cour des Lions.

Nous sommes donc dans la Cour des Lions. Eh bien, nous voyons maintenant, comme déjà avec la fontaine de Mathias, à quoi ressemblait le palais néo-baroque de Ybl et Hauszmann : pas mal n’est-ce pas ? Ici les murs de pierre sont restés à peu près intacts, quoiqu’un peu grêlés d’impacts de balles et d’éclats d’obus. Et les ornements sculptés autour des fenêtres, les guirlandes, vous donnent une idée de ce que pouvait-être la façade côté Danube, avant-guerre. La reconstruction, de ce côté du Palais, n’ a porté que sur l’intérieur, et sur quelques statues, au style « réaliste socialiste » posé sur la colonnade de gauche.
Cette partie du château abrite, du côté droit, la Bibliothèque Nationale de Hongrie. Et au fond de la cour, en face de nous, il y a le musée d’histoire de Budapest dont nous vous recommandons vivement la visite.
Vous y verrez bien sûr évoquée toute l’histoire de la ville. Mais surtout, par un dédale d’escaliers et de couloirs étroits, vous déboucherez sur les vestiges du château médiéval -celui des Anjou et de Sigismond de Luxembourg-, avec une petite chapelle et un beau cellier gothique. Vous verrez aussi de remarquables statues retrouvées en 1974 et quelques fragments superbes des architectures Renaissance élevées au 15e siècle pour Mathias Corvin.

Notre visite touche ici à sa fin : en sortant de cette cour, vous pouvez regagner en ligne droite les rues de Buda, et Szentaromsag ter.
Mais voici une autre suggestion : si le musée d’histoire de Budapest, au fond de la cour, est encore ouvert, traversez son hall d’entrée (il n’y a pas de billet à prendre). Puis passez tout droit dans le jardin  par la porte vitrée, puis suivez les flèches.
Ce chemin vous mènera au pied de la colline, devant le pont des Chaînes, en longeant par l’intérieur les murailles et les tours du château, habilement restaurées avec leur chemin de ronde couvert. C’est le chemin le plus pittoresque.


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