Le n°62 et le n°49

Buda, le quartier du chateau : de la porte de vienne a l'hotel hilton

Le n°62 et le n°49

En sortant, allons à gauche jusqu’au nº 62 -en jetant un coup d’œil au passage au n° 60, encore une façade baroque !

Nous voici devant le nº 62. Eh bien, ce sera notre dernier palais dans Uri utca : il s’agit de la résidence des archevêques d’Esztergom -aujourd’hui en même temps archevêques de Budapest-, et primat de Hongrie, donc du palais primatial.
Voilà un sobre palais, construit à la fin du 18e siècle, et à la façade dépourvue de tout ornement, sauf son balcon de fer forgé, superbe. Cela donne un sacré contraste avec le palais que nous venons de voir au n°58 !
Revenons maintenant en arrière jusqu’au portail du n°49. Au 49, entrons sans hésiter, et dans l’entrée demandons d’un signe -au gardien, à droite - si nous pouvez aller plus loin : simple formalité, car cette grande cour-jardin donne accès au musée du Téléphone.
Allons donc au milieu de la cour.

Une aussi vaste cour-jardin n’appartient pas, bien sûr, à un ancien palais, mais, vous l’avez peut-être deviné, à un ancien couvent. C’était, jusqu’aux années 178O, le couvent des Clarisses de Buda (les Clarisses sont la branche féminine de l’ordre franciscain), et cette cour était donc leur cloître.
A droite en tournant le dos à l’entrée, on reconnaît le volume de l’ancienne église, plus haute que les autres bâtiments, et avec la trace de fenêtres murées.
C’est l’empereur Joseph II, le frère de Marie-Antoinette, franc-maçon, et très hostile aux ordres religieux qui a fait fermer le couvent –parmi d’autres- et a commandé à l’architecte Franz Anton Hildebrandt, sa transformation, en siège de la Diète (c’est-à-dire du parlement) du royaume de Hongrie. Nous en reparlerons tout à l’heure dans Orszaghaz utca
Nous allons maintenant sortir et prendre à gauche jusqu’au bout de la façade du 49.

Arrivés là retournons-nous, et regardons cette partie de la façade du n°49, qui sera donc sa partie droite. Cette extrémité de la façade intègre une maison de 1410 qui a gardé son encorbellement (ou surplomb) d’origine. Et comme nous le voyons, il est soutenu par une série de petits arcs brisés gothiques.


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