Les trésors du cloitre

De la cathédrale saint-paul à l'archéoforum

Les trésors du cloitre

Nous allons maintenant quitter la cathédrale et continuer notre promenade en passant par le cloître. Pour ce faire, revenons vers la statue du diable et en chemin, vous croiserez sur votre gauche une porte en bois. Poussons-la, pour nous retrouver dans le cloître.

Allons au bout de la première galerie qui s’offre à nous. Et, au fond, tournons à droite dans la 2e galerie. Arrêtons-nous au milieu, face à un monument de marbre blanc enchâssé dans le mur à gauche. C’est une femme pleurant et tenant une lyre, accompagnée d’un angelot ailé.

Vous y êtes ? Ce monument de marbre fut replacé ici en 2000. C’est le monument funéraire de l’un des derniers princes-évêques de Liège au 18e siècle, François-Charles de Velbruck, d’origine allemande, comme bien des princes-évêques de Liège. Velbruck est la figure type du souverain éclairé du 18e siècle, passionné par les arts et la science, promoteur des idées humanistes et franc-maçon, tout évêque qu’il était. L’une des loges maçonniques de Liège porte d’ailleurs toujours son nom. Et d’ailleurs, ce n’était pas choquant à l’époque. Regardez la femme à la lyre et le petit génie ailé accompagné de la palette du peintre, du compas de l’architecte, du marteau du sculpteur et des livres symbolisant la connaissance. Tous ces symboles sont autant de signes de l’humanisme éclairé du François-Charles de Velbruck.

Avant de quitter la cathédrale, signalons que le cloître renferme un magnifique trésor, comprenant notamment deux pièces majeures de l’histoire de l’orfèvrerie : le célèbre buste reliquaire de saint Lambert, et le reliquaire offert par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, pour se faire pardonner le sac de la ville en 1464. Le trésor est, pour l’instant, fermé pour travaux et l’évocation de cette page de l’histoire locale est l’objet d’une autre promenade.


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