La place Xavier Neujean

De la cathédrale saint-paul à l'archéoforum

La place Xavier Neujean

Vous y êtes ? Au bout de la rue Saint-Adalbert, nous découvrons un nouveau croisement, avec une rue ouverte à la circulation automobile : c’est la rue de la casquette. Traversons-la et continuons toujours tout droit, dans la rue Sébastien Laruelle. Au bout de cette petite rue d’environ 20 mètres, vous déboucherez sur la place Xavier Neujean.

Voici la place Xavier Neujean. Le grand bâtiment moderne, face à nous, est une piscine. Sur la gauche, nous apercevons les grands volumes de brique rouge de l’ancienne collégiale Saint-Jean. Mais d’abord, quelques mots sur Sébastien Laruelle, qui donna son nom à la rue que nous avons longé et sur… les mystérieuses histoires dont la place serait le théâtre certaines nuits d’avril.
Et maintenant, nous allons narrer une légende Liégeoise. Nous sommes en 1637. Les liégeois sont alors divisés en deux clans : les Chiroux, qui aspirent à ce que les espagnols, gouvernant la Flandre et le Brabant, aient d’avantage d’influence dans la principauté de Liège. « Chiroux » signifie « hirondelles en Liégeois», et on les appelle ainsi en raison des vêtements noirs et blancs de ses membres. Opposés aux Chiroux, il y a les Grignoux, ce qui veut dire les grincheux, les râleurs, qui eux cherchent le soutien politique du roi de France. A leur tête, Sébastien Laruelle, ancien bourgmestre, ou maire, de Liège. Sébastien Laruelle sera assassiné par les hommes d’un important chiroux, le comte de Warfusée. Ce meurtre fut perpétré dans l’une des maisons de cette place. Prise de rage, la foule va se ruer sur la maison du comte meurtrier et en massacrer tous les habitants. Son corps sera traîné à travers la ville, et exposé trois jours durant à la vindicte publique. Depuis, il paraît que chaque 16 avril, date anniversaire du meurtre de Sébastien Laruelle, un carrosse sans chevaux, conduit par le diable, dévale la colline à toute vitesse, transportant l’âme damnée du comte de Warfusée. Arrivée sur la place, la voiture s’arrête, la portière s’ouvre, laissant sortir le comte, qui fait trois tours sur lui en poussant des gémissements lugubres. Le diable lui répond par des cris terrifiants. Puis le carrosse repart vers la place du marché et disparaît dans la campagne. Mais… venez un jour voir par vous-même !


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