Le chœur de l’église Saint-Georges

Deuxieme promenade au chateau de prague

Le chœur de l’église Saint-Georges

Tournons-nous vers le chœur maintenant. Il est relié à la nef par un très élégant escalier en fer forgé du 18e siècle. Regardons au pied de l'escalier. A droite, nous apercevons une grande châsse en bois, c'est-à-dire un coffre en bois où l'on gardait les reliques d'un saint. Allons la voir de plus près.

Nous voici juste au pied du chœur, à droite se trouve le coffre en bois hissé sur un socle en pierre. Il est massif et décoré de deux peintures sur ses petits côtés et il date du 15e siècle.
Dans cette châsse en bois ont été déposés les restes de Vratislav 1er, le fondateur des lieux. Il est d'ailleurs représenté sur la première peinture, celle qui regarde vers le chœur, en train de porter la maquette de l'église pendant que de l'autre côté c'est l'abbesse Mlada, la première abbesse du couvent, qui est représentée en train de tendre sa crosse au premier archevêque de Prague.
On pense qu'au 10e siècle, la basilique Saint-Georges servait aussi de lieux d'inhumation des princes Prémyslides d'où la présence de cette châsse.
Maintenant, retournons face au cœur, allons vers la gauche pour rejoindre l'escalier et monter vers le chœur de l'église.

Nous voilà en haut de l'escalier, juste devant l'autel majeur, face au chœur. Auparavant l'église était totalement recouverte de peintures murales. On en voit encore les traces dans le chœur et au plafond, juste au-dessus de nos têtes. Rien d'extraordinaire à cela, c'était une pratique courante au Moyen-Age. Hélas, le 19e siècle a blanchi à la chaux nos anciennes églises, alors qu’auparavant les décors étaient très vifs.
Maintenant, regardons juste à droite de l'autel. Il y a une chapelle avec encore des décorations murales bien conservées. Cette chapelle est dédiée à sainte Ludmilla, la grand-mère de saint Venceslas. Comme son petit-fils, elle n'est pas morte non plus dans son lit : elle fut étranglée avec son propre foulard et par sa propre bru Drahomir vers le 9e siècle. Pour couronner le tout, cette Drahomir était la mère de Venceslas, lui-même petit-fils de Ludmilla ! Vous avez suivi ? Sainte Ludmilla est considérée comme la première martyre chrétienne de la Bohême. Ses ossements ont été transférés à Saint-Georges au 10e siècle.
Regardons, à l'entrée de la Chapelle, sur le pilier de gauche : parmi ces peintures, on voit une femme surtout. On la reconnaît : c'est sainte Ludmilla. Elle est toujours vêtue d'une grande robe sombre, et surtout elle porte un foulard blanc noué autour de son cou, l'attribut de son martyre. Par ailleurs, un gisant représentant la sainte a été sculpté par Peter Parler au 14e siècle. On ne peut malheureusement pas voir l'original, car la chapelle est inaccessible. En revanche, une copie a été déposée dans la basilique. Allons la voir.
Quand nous sommes face au chœur, prenons l'escalier sur notre droite. Une fois en bas, faisons quelques pas sur notre gauche afin de nous retrouver dans la nef latérale puis rejoignons la sortie de la basilique. En passant, arrêtons-nous pour jeter un coup d'œil au gisant de sainte Ludmilla.


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