L’église Sant’ Igniazio

Du gesu au pantheon : le quartier du champs de mars

L’église Sant’ Igniazio

Cette église jésuite était à l’origine la chapelle du Collège romain, c’est-à-dire la chapelle de l’université jésuite créée à Rome. C’est à l’intérieur que nous découvrirons l’une des œuvres les plus fascinantes de la ville.
Pour la découvrir, entrons dans l’église.

Nous découvrons une nef d’un volume assez semblable à celle du Gesù. Comme vous le voyez, cette nef est large et l’autel pour célébrer la messe est visible par les fidèles. Elle répond donc, comme au Gésu, aux critères voulus par le concile de Trente.

Toutefois, ce n’est pas sa structure qui a fait la réputation de cette église mais surtout son plafond. Cette voûte est peinte en trompe l’œil, peinture qui tente de donner l’illusion de la réalité. Faisant éclater l’espace, elle représente le triomphe de saint Ignace au Paradis, et symbolise le rayonnement de l’ordre des Jésuites sur les quatre parties du monde connu alors : l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique.

Souvenons nous de notre visite au Gesù. Nous sommes à nouveau face à un bel exemple d’illusion théâtrale caractéristique de l’art baroque. Pour percevoir au mieux le jeu illusionniste du décor, avançons-nous dans la nef centrale jusqu’à un cercle de marbre jaune enchâssé dans le sol.

Levez les yeux : n’avez-vous pas l’impression que la voûte est ouverte sur le ciel ? On y voit tout d’abord une assemblée céleste rendre gloire à saint Ignace, représenté au centre de l’œuvre, tout petit, perché sur un nuage. Il regarde en direction d’un ange qui tient une croix. Tout cela est bien servi par les couleurs : regardez bien : elles sont de plus en plus lumineuses, au fur et à mesure que l’on s’approche du paradis. Saint Ignace est ici présenté comme un pasteur menant son troupeau vers Dieu. .
Cette fresque, achevée en 1694, est considérée, à juste titre, comme l’un des chefs-d’œuvre du peintre jésuite Andrea Pozzo, déjà rencontré lors de notre visite du Gesù.

Observons la coupole, en nous souvenant du volume de celle du Gesù. Ici aussi, un tambour percé de fenêtres est recouvert d’une voûte en demi-sphère ou coupole. Comme il ne restait plus assez d’argent pour élever une véritable coupole sur l’église, le père Pozzo en peignit tout simplement une en trompe-l'œil. C’est à nouveau en nous plaçant sur le point jaune du sol que nous en avons la meilleure vue. Le père Pozzo se révèle ici réellement un grand théoricien de la perspective. Prenez le temps de vous promener dans l’église. Imprégnez vous du génie des lieux. Tous ces sites, toutes ces églises, ont leur atmosphère propre à laquelle il importe d’être sensible.
Ressortons par la porte principale.

Maintenant, allons voir une petite curiosité sur la piazza di Pietra. Pour ce faire, tournons le dos à la façade de l’église Sant’ Ignazio. A notre gauche, la Via del Seminario, par laquelle nous sommes arrivés sur la place. Reprenons là. Un peu plus loin sur la droite débouche la petite Via delle Paste, que nous prendrons.

Nous avons pris cette Via Delle Paste. Elle nous mène, après environ 50 mètres, au croisement de la Via dei Pastini. Prenons cette Via dei Pastini sur la droite.


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