La place de la Monnaie

Du grand béguinage à la cathédrale saint-michel

La place de la Monnaie

Lorsque nous tournons le dos à la rue des Roses, par laquelle nous sommes entrés sur la place, la rue qui débouche sur la droite de la place est la rue Saint-Michel. Nous allons la prendre pour retrouver après quelques pas la rue Neuve.

Nous voici sur la rue Neuve. Prenons-la vers la gauche, jusqu’au bout. Nous arriverons alors sur une large place, la place de la Monnaie.
Sur notre gauche, nous verrons alors la façade de l’opéra, le théâtre royal de la Monnaie. Nous vous attendons sur cette place. Mais, pendant que nous y allons, parlons de cette place et de son histoire.

La place porte ce nom parce que c’est là que se trouvait l’Hôtel de la Monnaie, c’est-à-dire le lieu où l’on battait la monnaie pour le duché de Brabant, et cela dès 1420. Une très vieille place donc. Mais aujourd’hui, le seul bâtiment ancien qui se trouve encore sur la place est le théâtre, reconnaissable par son grand portique d’entrée à colonnes. C’est l’opéra de Bruxelles, temple du wagnérisme, mais aussi très orienté vers les œuvres modernes.

Depuis le début du 17e siècle, il y eut à Bruxelles différentes salles où étaient représentés des spectacles musicaux. Mais c’est en 1695, après le bombardement de Bruxelles par les soldats de Louis 14, que l’ancien bâtiment de la monnaie a été racheté par Jean-Paul Bombarda, trésorier du gouverneur général des Pays-Bas, Maximilien de Bavière. Il a alors fait détruire le bâtiment, et construire à la place un hôtel des spectacles. C’est l’origine du théâtre actuel, qui ouvrit ses portes en 1700. Les débuts ont été assez difficiles, et plusieurs propriétaires se sont succédés. Mais depuis l’époque napoléonienne, les choses marchent bien, car le théâtre est subventionné par l’état.
Et maintenant, continuez jusqu’à la place et jusqu’au théâtre situé sur sa gauche où nous nous retrouverons.

Nous voici devant le théâtre. Regardons-le maintenant. Le bâtiment est de style néo-classique, avec son portique à colonnes ioniques. On dit que les colonnes sont « ioniques » lorsque ses chapiteaux sont décorés de deux grandes spirales, sortes de volutes végétales. Regardons le fronton triangulaire : Au centre, une figure debout représente l’harmonie. Ce personnage est entouré d’autres figures, représentant des passions humaines. Par exemple, à droite, un jeune homme tient deux lions. C’est l’amour. Derrière lui, une femme avec des ailes de chauve-souris représente la discorde. À gauche, une des figures féminines lève d’un geste un voile qui lui couvrait la figure et cachait sa beauté. C’est la volupté. Toutes ces passions sont soumises par l’harmonie, qui fait référence à l’harmonie de la musique, bien entendu. Bref, c’est l’illustration du dicton : « la musique adoucit les moeurs ».

Notons qu’il est possible de visiter le théâtre de la monnaie. Pour cela, il faut vous adresser à l’accueil du théâtre ou à l’office du tourisme de la ville, sur la Grand-place.


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