Le palais du Recteur

Dubrovnik : de la porte pile au palais du recteur

Le palais du Recteur

Ainsi, nous le voyons, la république de Raguse est très particulière et son siège se trouve ici dans le bâtiment que nous allons visiter. Ce bâtiment, le palais du Recteur, a une histoire très mouvementée faite de destructions et de reconstructions incessantes. Au moyen-âge, c’était une forteresse, mais celle-ci a été détruite par un incendie. On en a confié la restauration à l’architecte Onofrio. Ceci fut fait en 1435 en style gothique, mais trente ans plus tard le bâtiment est gravement endommagé par l’explosion de la poudre que l’on y entreposait. On le reconstruit alors plus ou moins selon le même plan, mais en style renaissance cette fois. Mais l’édifice est de nouveau détruit lors du grand tremblement de terre de 1667. On le restaure à nouveau, mais en style baroque. On trouve donc ici un mélange de styles tout à fait étonnant, car ils ne s’annulent pas, mais se complètent et l’édifice est malgré tout très harmonieux. Les fonctions de l’édifice sont elles aussi multiples. Il comporte bien sur les appartements du recteur, mais aussi la salle du conseil restreint, l’administration de la ville, l’arsenal et une prison. Aujourd’hui, les étages du bâtiment abritent le musée de la ville. Regardons d’un peu plus près maintenant cette galerie sous laquelle nous sommes installés. Elle est surtout remarquable par la qualité des chapiteaux des colonnes. Pour mieux les voir, replaçons-nous dans la rue face à l’extrémité droite de la galerie.

Regardez bien les chapiteaux. Nous voyons qu’ils sont très chargés et inspirés par le style de l’antiquité. Et c’est bien sûr une caractéristique de la renaissance. Et même, ici nous avons un exemple d’ordre corinthien : il se définit par un décor de feuillage abondant que l’on voit ici. Mais en plus de ce décor végétal, nous avons une galerie de personnages, d’animaux, de scènes édifiantes toutes différentes les unes des autres. Regardez-les de près : elles sont souvent inspirées de l’antiquité elles aussi. L’exemple le plus flagrant est celui qui se trouve tout à droite de la galerie lorsqu’on lui fait face. Vous voyez ce dernier chapiteau. On y voit un homme avec des instruments, des livres, des pots autour de lui : c’est bien sûr Esculape, le dieu grec de la médecine faisant commerce (nous sommes à Raguse ne l’oublions pas!) de ses remèdes. Prenons le temps de regarder ces chapiteaux et retrouvons-nous à l’intérieur de la cour pour notre dernier lieu commenté.


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