L’église Saint-Ignace

Dubrovnik : sites et ruelles de la vieille ville

L’église Saint-Ignace

Continuons notre promenade : lorsque nous sommes face à la statue de Gundulic, allez tout droit vers le fond de la place et un peu sur votre droite : là, vous verrez commencer une rue qui mène à de grands escaliers qui mènent à l’église Saint-Ignace. Prenez cette rue puis montons donc cet escalier et retrouvons-nous en haut des marches.

Arrivés en haut des marches se trouve devant vous un grand bâtiment massif, c’est le collège jésuite. L’église -elle- se trouve sur votre droite. C’est la plus grande église de Dubrovnik : elle a été achevée en 1725 par l’architecte romain Andréa Pozzo qui a ici copié le plan de l’église saint Ignace de Rome. Encore une fois, tout ceci est typique du style baroque de la contre-réforme en vigueur à Rome. D’ailleurs, même l’escalier que nous venons d’emprunter est inspiré par l’escalier qui orne la place d’Espagne à Rome. A notre avis, elle est bien mieux réussie que la façade de la cathédrale de l’assomption vue précédemment. Essayons de comprendre pourquoi. Déjà, une 1re remarque : comme nous l’avons dit, elle a été réalisée par Andrea Pozzo. Andrea Pozzo, père Jésuite de son état, est l’architecte et surtout le fresquiste vedette que toute l’Europe s’arrache. Ce n’est donc pas étonnant de constater une plus grande réussite dans cette façade. Alors, comment a-t-il fait? En fait, la façade présente une grande unité alors que celle de l’assomption semblait coupée en différents blocs marqués. Regardez la corniche au-dessus du premier niveau : elle est sobre. De plus, de nombreuses astuces unifient les deux niveaux : voyez les colonnes et les pilastres –les pilastres sont ces colonnes qui affleurent des murs : ils commencent au 1er niveau et se prolongent au 2d. Ensuite, voyez le fronton au-dessus de la porte d’entrée : il traverse la corniche et se termine dans un arrondi coupé au centre pour ne pas bloquer le regard. Et enfin, il a rajouté cet arrondi de chaque côté du fronton du 2d niveau. Vous les voyez ? Bien. Bref, Pozzo a ici réussi a capter le regard pour lui donner de l’élan, le faire aller du bas vers le haut et donc vers le ciel, c'est-à-dire –encore une fois- vers Dieu. Mais en même temps, Pozzo réussi à donner beaucoup de théâtralité à l’église. En effet, toute une série de motifs décoratifs sont employés ici. On remarque des formes arrondies, de nombreuses colonnes ornementales, une série de pilastres entourant les niches du premier niveau et l’abondance de frontons triangulaires ou circulaires. Car n’oublions pas que le fidèle doit aussi être impressionné. L’ensemble est très imposant, mais équilibré. Encore une réussite du Père Pozzo.
Le dôme est une parfaite copie de celui de l’église de Rome, il symbolise la divinité ou plutôt la lumière divine, qui descend comme un rayon solaire sur la terre.


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