La plaine de la Vega

Grenade : le quartier de l'albaicin

La plaine de la Vega

Et maintenant, regardons à droite. Apparaît alors un paysage contrasté : nous apercevons l’étendue verdoyante de la plaine de la Vega, riche terroir fertile d’une cinquantaine de km de long, traversée par le fleuve du Genil, un des principaux affluents du Guadalquivir. Les plaines sont une denrée rare en Andalousie dont le territoire est situé à plus de 56% au-dessus de 600 m d’altitude. La domination du paysage montagneux est d’ailleurs une caractéristique valable pour toute l’Espagne qui est, après la Suisse, le deuxième pays européen à l’altitude moyenne la plus élevée. La Vega est donc un atout précieux pour les Grenadins, elle a permis à la ville de nourrir une population nombreuse et d‘être un centre agricole et commercial actif. Ce sont en fait les musulmans qui, à partir du 11e siècle, ont mis en culture la plaine par la construction de canalisations reliées à la Sierra Nevada et alimentées par la fonte des neiges. Il s’agit d’une agriculture intensive, jardinière, méticuleuse qui témoigne de la grande maîtrise des techniques hydrauliques des populations arabo-berbères. Toutefois, la vallée du Guadalquivir ne fut jamais le grenier à blé du pays : l’approvisionnement en céréales dépendait essentiellement des importations d’Afrique du Nord. Les productions principales de la Vega étaient les amandes, les figues, le mûrier pour l’industrie de la soie et bien sûr le fruit le plus cher à la ville: la grenade. Aujourd’hui, l’agriculture est essentiellement tournée vers le maïs, les fruits, légumes et légumineuses. Cela dit, notons qu’en Andalousie l’agriculture demeure une activité économique essentielle qui emploie plus de 11% de la population active.


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