La calle de los Panaderos ou la rue des boulangers

Grenade : le quartier de l'albaicin

La calle de los Panaderos ou la rue des boulangers

Revenez sur vos pas et placez-vous de nouveau au centre de la Plaza Larga. Vous avez la porte dans votre dos, traversez la place dans le sens de la longueur en vous dirigeant face à vous afin d’emprunter la rue qui la poursuit, la calle de los Panaderos, la rue des boulangers.

Vous êtes sur un de ces petits axes marchands indispensables à la vie quotidienne de toute communauté urbaine. De façon classique, ces axes étaient distribués dans le quartier par spécialités. Non loin de là, par exemple, il y a la rue des bouchers. Mais ce sont des commerçants de quartier et pas la base d‘un grand centre marchand ou artisanal, point de rue des ferronniers, cordiers, tanneurs comme on peut en trouver par exemple dans la vieille ville de Cordoue…Ayons en tête que l’Albaicin était un quartier résidentiel avant tout. A Grenade, les artisans travaillaient dans la médina de la plaine et avaient également quelques ateliers à l’intérieur même de l’Alhambra. Avancez dans la rue sur une trentaine de mètres jusqu’à voir, sur votre droite, environ à mi-parcours de la rue une petite place bordée d’un puits, aljibe en espagnol.

C’est un des 14 puits d’origine conservés dans le quartier. Ils nous renseignent sur l’approvisionnement en eau de la colline. Alors que les vastes palais et jardins de l’Alhambra étaient directement alimentés par les eaux et la fonte des neiges de la Sierra Nevada, par des systèmes de canalisations, bassins de retenue et vases communicants, l’Albaicin était lui alimenté par les torrents d’une autre chaîne de montagnes plus petite, la Sierra Arana, située au nord de la ville. Des bassins étaient installés pour retenir ces eaux irrégulières, tout particulièrement dans les villages de Viznar et d’Alcafar au bord de la chaîne.


<< 11 - Juderia, l’ancien qu...         13 - L’église principale ... >>

Sommaire complet du dossier :