La place de San Nicolas

Grenade : le quartier de l'albaicin

La place de San Nicolas

Repartons depuis la porte de l’église. Vous allez contourner l’édifice sur la droite et montez la rue qui la contourne.

Vous passez devant un autre puits sur la placette del Abad (la place de l’abbé), tournez à droite dans la rue del Horno San Augustin.

Quand nous avançons la rue del Horno Saint Auguston, tournez à nouveau dans la première rue sur votre gauche, la calle San Nicolas et allez tout droit jusqu’à la place san nicolas.

Arrivés sur l’esplanade de San Nicolas, vous êtes dans une ambiance familière : nouvelle place, nouveau puits et nouvelle église construite sur l’emplacement d’une mosquée. Contournez l’église saint Nicolas pour vous rendre sur les bancs ou petits murets qui bordent la place. Voici venu le temps de faire une des pauses assises les plus agréables du parcours, depuis la plus belle terrasse panoramique du quartier. Par rapport au premier mirador, nous sommes à la fois plus bas et plus à l’Est de la ville. S’offre à vous une vue bien plus nette de la colline la plus connue de Grenade, la colline rouge de l’Alhambra qui s‘étend sur son plateau tel un vaisseau aux teintes ocre orangé. De ce plan général, tentez d’accrochez votre regard sur le détail des différents ensembles palatiaux installés sur ce plateau. Nous allons procéder à une brève description selon un mouvement de droite à gauche.

Regardons à l‘extrémité droite tout d’abord où nous voyons les murs épais de la vieille citadelle de l’Alcazaba qui défend la ville de Grenade depuis le 11e siècle. On devine assez clairement la silhouette de tours massives, dont une est surmontée de drapeaux : il s‘agit de la tour de la Vela. Hisser le drapeau de la monarchie castillane sur cette tour fut un des premiers gestes réalisés par les troupes chrétiennes au moment de leur entrée dans la ville dans la nuit du 01er au 02 janvier 1492. Cette citadelle est contemporaine du palais Ziride de l’Albaicin, et elle repose sur les fondations d‘une première forteresse du 9ème siècle, construction la plus ancienne de la colline. Il s’agissait ici d’un site défensif et non d’un lieu d’habitation.

Regardons maintenant à peu près au centre du plateau : vous pouvez repérer un vaste édifice de forme parfaitement carrée organisée autour d‘une cour intérieure ronde ; il s’agit du palais de Charles Quint, roi d’Espagne et empereur du saint empire romain germanique de la première moitié du 16e siècle. Grenade étant devenue la capitale du royaume de Castille après 1492, il souhaitait la doter du plus vaste palais jamais construit. C’est au cœur de l’ensemble palatial des Nasrides, qu’il fait édifier cet ensemble monumental. Mais les dépenses des nombreuses guerres et l’évolution géopolitique qui fixe bientôt à Madrid la nouvelle capitale du royaume laissèrent ce palais inachevé. Et maintenant, quand vous regardez à l’avant de ce palais et sur le côté gauche, vous voyez tout un ensemble de constructions et de jardins. Elles représentent ce que l’Alhambra porte de plus précieux: la cité-palais de la dynastie des Nasrides, édifiée essentiellement aux 13 et 14es siècles sous les règnes des sultans Youssuf 1er et Mohammed 5. Ce sont certainement les palais musulmans les mieux conservés au monde et ils sont la quintessence de l’art musulman du Bas Moyen Age. Leur découverte détaillée fera l‘objet d‘une autre visite par PocketVox.
- Enfin, regardons plus à gauche encore, à l’extrémité gauche donc, mais plus en hauteur sur les pentes boisées de la colline, là où souffle en été une légère brise. Là émerge une masse blanche. C’est la résidence estivale des sultans édifiée au cœur des magnifiques jardins du Generalife dans lesquels ils pouvaient jouir d’une grande tranquillité, seulement troublée par le clapotis de l’eau coulante des bassins. Toujours depuis notre muret panoramique, revenons à notre colline. Regardons maintenant au pied de la colline de l’Alhambra : nous pouvons voir la suite de notre parcours en direction de la partie basse de l’Albaicin. Un repère facile à trouver : c’est la rivière du Genil, qui est le lieu de notre destination finale. Le lit de la rivière sépare les collines de l‘Albaicin et de l‘Alhambra.


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