La fameuse chute d’eau « Otawa-no-taki »

Kyoto : visite de kyomizu dera

La fameuse chute d’eau « Otawa-no-taki »

Regardez sur votre droite à présent : un autre escalier, mais beaucoup plus abrupte vous conduit à la fameuse chute d’eau « Otawa-no-taki », ce qui signifie “ la chute d’eau « son de plumes » ”. Empruntez le, il vous y conduit tout droit.
Voilà, vous y êtes ! Comme vous pouvez le remarquer, l’endroit est très fréquenté. Rien d’étonnant, bien sûr, puisqu’il s’agit d’une fontaine dont l’eau est quasi miraculeuse ! En boire, ne serait-ce que quelques gouttes, vous apportera santé, longévité et succès dans les études. Elle s’écoule, comme vous le remarquez, de trois gouttières de pierre, et tombe dans un bassin peu profond. Tenez-vous face à cette triple source ! Que voyez-vous ? Le bassin, bien sûr, bordé de quelques marches ; au-dessus, une sorte de balcon de pierre où reposent deux colonnes soutenant une architrave sur laquelle s’appuient les trois gouttières. Cette façade se présente comme celle d’un temple. Il s’agit bien d’un temple ! N’apercevez vous pas entre les nombreux visiteurs l’image d’un dieu contre la paroi ? Oui, il y bien une statue ! C’est celle de Fudô Myôô ! Mais qui est Fudô Myôô ? La figure de Fudô Myôô, donc, est l’une des plus populaires du panthéon bouddhique japonais. Il est très particulier ! Il vous paraîtra, en effet, bien étrange. Disons qu’il est une sorte de Bouddha en colère. L’une des particularités de son visage est qu’il louche (on l’appelait : “le bigle”). Parmi ses multiples attributions, on l’associe à l’ascèse, celle notamment pratiquée dans les cascades, près desquelles on aime à dresser des statues et où l’on se met à l’épreuve d’une récitation imperturbable sous l’eau glacée. Il est tenu pour capable d’exaucer toutes les requêtes et d’écarter tous les périls ! Mais regardez maintenant plutôt le flot de visiteurs qui se saisissent de ces longues louches et recueillent avec dextérité l’eau précieuse. Pour eux, c’est pratiquement un jeu ! Le véritable pèlerin quant à lui ne se contentait pas de saisir une louche ! Il restait là où vous êtes ; s’inclinait devant le dieu, pénétrait lentement dans le bassin, s’approchait de l’une des trois gouttières pour recevoir tel un baptême l’eau précieuse sur sa tête. Ce qui explique, d’ailleurs, la présence, dans l’eau claire, de ces patins de pierre situés à la verticale de chaque gouttière sur lesquels les pèlerins posaient leurs pieds ; c’est en même temps une sorte de repère pour bien recevoir l’eau au sommet du crâne !


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