Histoire de Saint Marc

L'extérieur de la basilique saint marc

Histoire de Saint Marc

Rapprochons-nous maintenant de la façade pour nous placer devant le portail qui se situe complètement à droite.

Vous êtes face au premier portail, tout à droite de la façade principale ? Bien, nous pouvons donc apprécier le détail des fenêtres sculptées, et la beauté des mosaïques. Les mosaïques datent quasiment toutes des 17ème et 18ème siècles et racontent l’histoire du retour des reliques de saint Marc à Venise. Histoire merveilleuse telle qu’on les aimait au Moyen Age.
Mais avant d’observer ces œuvres, revenons sur ce personnage afin de mieux comprendre la valeur de ces reliques. Saint Marc est l’un des quatre Evangélistes. Il est le premier à avoir écrit son Évangile et le seul à s’être basé sur les paroles d’un des apôtres : saint Pierre dont il fut le disciple à Rome au 1er siècle. Après avoir recueilli son enseignement, Marc part fonder l’église africaine et devient le premier évêque d’Alexandrie. Une cité mythique, terre de grandes écoles théologiques et de nombreux Pères de l’Eglise au début du christianisme. Selon la légende, Marc y serait mort en martyr. Il y est alors enterré et vénéré. Et c’est en 828 qu’intervient Venise…

La Sérénissime n’est alors qu’une petite puissance émergente. Mais elle est désireuse d’asseoir son pouvoir et de gagner son indépendance face à Rome et à Byzance. Il lui fallait un symbole fort. Elle décide alors, ô sacrilège, de voler les reliques du saint à Alexandrie. Et c’est ainsi que deux marchands vénitiens partent à l’aventure, pour l’Egypte. Arrivés sur place, ils y enlèvent la dépouille de saint Marc en la descendant du sommet d’un rocher.
Levons les yeux sur les mosaïques : C’est la scène que nous pouvons voir à droite et à gauche dans l’intrados de l’arc. L’intrados est la surface intérieure et concave d’un arc.

Puis pour sortir le corps d’Egypte, les marchands usent d’un subterfuge en le dissimulant dans des paniers de viande de porc. Intelligent, non ? Car les douaniers arabes refusent, par conviction religieuse, de les inspecter. La scène est, elle, représentée dans le tympan.
Déplaçons-nous vers la gauche et arrêtons-nous devant l’arcade suivante. Nous aurons la suite de l’histoire…

Alors voilà, une fois le corps volé, qu’en advint-il ? C’est sur l’intrados, à gauche, que nous avons la réponse. Voyez, le corps de saint Marc est enveloppé dans la toile des voiles d’un navire sur lequel il est embarqué. Dans le tympan, il arrive à Venise, accueilli par le clergé et les Vénitiens. À droite enfin, il est conduit au Palais des Doges.
Continuons toujours sur notre gauche, passons devant le portail central et retrouvons-nous devant la porte suivante, qui est la quatrième arcade en partant de la droite.

Sur ce quatrième tympan, le doge rend hommage au corps de saint Marc et se met sous sa protection. Il est entouré de Vénitiens et élément intrigant mais très révélateur de cette cité cosmopolite, de musulmans. Figurant sur l’intrados, ils portent le turban.
Déplaçons-nous toujours à gauche, vers la dernière porte, appelé Portail Saint Alipio. C’est aussi la sortie de la basilique.

Nous voyons ici le transport du corps de saint Marc dans la basilique qui prendra désormais son nom. Les reliques du saint sont aujourd’hui toujours présentes à l’intérieur de l’édifice. Et voici la fin de l’histoire de ce rapt des reliques de l’évangéliste…


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