Le grand escalier

L'opera garnier de paris

Le grand escalier

Entrons maintenant dans le vestibule de l’Opéra. Ce 1er vestibule est orné de grandes statues de compositeurs de musique : Lully, Rameau, Gluck, Haendel et de candélabres qui sont ces lampes monumentales dessinées par Garnier et ornés de la lyre d’Apollon.
Passons sous l’arcade à votre droite, pour accéder au grand escalier.

Nous sommes donc maintenant au rez-de-chaussée, au pied du grand escalier. Ce grand escalier mène à la salle de spectacle. Tous visiteurs sont impressionnés par le faste et l’opulence qui se dégagent. Regardons pour commencer les lignes générales de l’escalier. Son plan est un morceau de bravoure : une 1ère volée, un pallié central, puis 2 volées perpendiculaires, qui partent en formant des courbes. Le tout avec courbes et contre-courbes qui confère à l’ensemble un lyrisme certain.

Regardons à présent le rez-de-chaussée.  Premièrement, regardons les matériaux employés. Ce sont des marbres précieux : il y en 24 types différents, dont de nombreux sont issus de carrières françaises. Le marbre, matériau à peu près oublié en France depuis Louis 14, fait ici un retour majestueux. Détaillons ces marbres : regardez les marches : elles sont en marbre blanc d’Italie, regardez la rampe : la partie basse est en marbre vert de suède, la partie médiane en griotte rouge, la main courante c'est-à-dire le sommet de la rampe- est d’onyx,
regardez attentivement les socles des cariatides, ces femmes monumentales qui apparaissent des deux côtés du bas de l’escalier et qui portent les lampes. Leurs socles donc sont composés de 9 assises de marbre différents.
Revenons aux caryatides. Elles ont été réalisées par le sculpteur Carrier Beleuse et servaient donc à l’éclairage. Celui-ci était, à l’origine, au gaz. A 6 ans près, Garnier aurait pu doter l’Opéra de l’électricité. Mais celle-ci n’était pas encore tout à fait au point au moment de l’inauguration et son emploi fut, dans un premier temps, limité aux sonneries et effets scéniques. C’est en 1881 seulement qu’eut lieu la première représentation à la lumière électrique. Regardez ensuite aux pieds des cariatides et plus précisément à l’arrière du socle : vous voyez une salamandre : c’est cette espèce de dragon. Il sert à cacher les conduites d’alimentation de gaz et aujourd'hui les fils électriques. Ces caryatides ont été réalisées selon la technique, alors très nouvelle, du bronze galvanoplastique. Une technique économique qui permettait de déposer une fine couche de cuivre par électrolyse sur un moulage de plâtre rendu conducteur grâce à un enduit. Cette couche était ensuite séparée du moulage.


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