Le salon des abonnés

L'opera garnier de paris

Le salon des abonnés

Descendons à présent les quelques marches qui se déploient des 2 côtés du grand escalier.
Arrivés en bas des marches, faites demi-tour : vous voyez une niche qui est située sous l’escalier et dans cette niche, vous voyez une statue. Cette statue représente une femme à demi dénudée, assise sur un piédestal. Elle regarde sur le côté avec une expression inspirée comme quelqu’un qui entend des voix. Elle représente la pythonisse, prêtresse d’Apollon La pythonisse rendait les oracles du dieu dans le sanctuaire consacré à Apollon à Delphes en Grèce. Cela veut dire qu’elle révélait aux hommes ce que Apollon lui disait. Sa présence est logique dans ce temple dédié au dieu de la musique. Faisons à nouveau demi-tour. Et descendons encore 3 marches.

Maintenant, marchons vers le fond de la salle : nous passons entre 2 piliers, puis entre 2 autres piliers, puis entre 2 colonnes.

Cette salle se nomme le Salon des abonnés. Elle est située sous la salle de spectacle.
Elle était, comme son nom l’indique, la salle de réception de ceux qui détenaient un abonnement à l’Opéra. L’arrivée de ces privilégiés se faisait ainsi: ils sortaient de leur voiture et arrivaient par l’entrée située à droite, derrière les colonnes. Ils trouvaient ici de grandes glaces qui leur permettaient de s’assurer du bon ordonnancement de leur tenue. Ensuite, ils se dirigeaient vers le grand escalier pour accéder à la salle de spectacle. C’est aussi dans ce salon des abonnés que les domestiques attendaient leur maître pour les reconduire à leur voiture à la fin de la représentation. Étudions maintenant le décor où nous allons retrouver les caractéristiques du style Napoléon 3. Alors,
Y a-t-il du luxe, beaucoup de luxe : eh bien oui : voyez comme le décor mêle des matériaux précieux tels le marbre, l’or, la mosaïque
Ensuite, nous retrouvons aussi le style éclectique. Regardons les chapiteaux des colonnes : ils portent des cornes de bélier : ce sont des chapiteaux ioniques, qui ressemblent à ceux que l’on trouve dans les temples antiques. Influence du style antique donc. Regardons au dessus de nos têtes, le centre de la voûte. Vous voyez des caractères qui ressemblent à des lettres arabes. Il y a donc mélange de style antique et oriental. C’est donc bien le style éclectique qui se caractérise – comme vous vous en souvenez – par un mélange d’emprunts à différents styles.
Dernier caractère : la polychromie. Là aussi : cela saute aux yeux. Voyez-vous le rose des colonnes, le blanc de la voûte, le bleu-vert des vases qui ornent les murs ? Au sujet de ces vases, leur dessin a été aussi conçu par l’architecte Charles Garnier. Celui-ci s’est en effet attaché à dessiner et concevoir les moindres détails du monument : vases, mosaïques du sol, candélabres, petits points de lumière, poignées de porte.

Regardons plus attentivement le centre de la voûte, on voit des caractères arabes. En les regardant attentivement, on finit par distinguer une inscription circulaire. Il s’agit de la signature de l’architecte : « J L Charles Garnier, architecte, 1861-1875 ».Pour bien le voir, levez la tête vers la voûte. Là, vous devriez arrivez à lire : « 1861 ». Ensuite, marchez le long du cercle sur la mosaïque du sol. Votre corps doit rester à l’extérieur du cercle. Regardez, ensuite, la voûte : vous pourriez lire à la droite de 1861 : « 1875 ; J L Charles Garnier, architecte».


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