La grande salle

L'opera garnier de paris

La grande salle

Remontons maintenant au rez-de-chaussée pour admirer à nouveau le grand escalier.

Maintenant, montons la volée de marches située dans l’axe de l’entrée de l’Opéra pour nous retrouver face à la porte aux 2 caryatides et montons la volée de marches située à droite.

En haut des marches, tournons à gauche. Vous voyez alors une série de portes qui s’ouvrent dans un mur en arc de cercle. Une porte est ouverte. Passons-la pour pénétrer dans l’une des loges de l’Opéra.

Regardons d’abord la salle dans son ensemble. D’ici nous avons une vue plongeante sur la salle de spectacle, le Saint des Saints de l’Opéra. Ici encore, les visiteurs se laissent imprégner par l’esprit des lieux. Une atmosphère feutrée, confortable, luxueuse est sentie. Quels sont les matériaux qui la constituent ? On aperçoit des velours, Capitons, Stucs et bien sûr bois doré. Mais au-dessous, cette structure est faite de fer, c’est une salle en fer. En effet, Garnier se trouvait face à un problème technique : construire une salle très vaste avec peu de supports. Peu de supports pour laisser le plus de place possible pour loger le maximum de loges. L’architecte trouva donc la solution en faisant, une fois de plus, appel à un matériau alors en plein essor : le fer.
En fait, depuis le 18e siècle, les architectes utilisaient déjà le fer pour renforcer leurs constructions. Ici, la nouveauté c’est que ces matériaux sont utilisés à très grande échelle et une telle utilisation à grande échelle annonce un autre monument célèbre de Paris. Il s’agit bien sûr de la Tour Eiffel. Celle-ci sera construite en 1889, soit 15 ans après l’inauguration de l’Opéra. La tour Eiffel constituera une nouvelle étape où le fer sera montré alors qu’ici le métal est très habillé. Tout est englobé dans de la brique, du plâtre, des dorures, des capitons d’étoffes aux couleurs rouge et or. Ha ! ! Le rouge et or, les 2 couleurs phares de l’époque. Si l’or traduit l’opulence, le rouge fut choisi, car il donnait, dit-on, plus d’éclat aux femmes.
Et comme il se doit, toute cette débauche de luxe était illuminée des feux d’une incroyable variété de luminaires, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur : pas moins de 3500 lampes en tout. Regardons le point d’orgue de l’éclairage de cette salle : le gigantesque lustre en bronze et cristal. Dessiné par Garnier lui-même, il pèse plus de 6 tonnes, et soutient 340 lumières. S’il n’est jamais tombé sur la tête d’un spectateur, Dieu merci. En revanche, l’un des contrepoids qui le soutenaient jadis se détacha et écrasa une spectatrice assise à la place…N° 13 du 4e balcon. Cet accident devait inspirer à Gaston Leroux l’une des plus célèbres scènes du « fantôme de l’Opéra ».


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