Le Grand Foyer

L'opera garnier de paris

Le Grand Foyer

Alors que vous êtes dans le salon à la salamandre, tournez à gauche, vers la rue. Nous arrivons dans une vaste galerie qui donne sur la rue. Faites encore quelques pas pour vous retrouver au centre de la galerie.

Cette galerie est le grand foyer, lieu de promenade des spectateurs pendant l’entracte. De l’autre côté de la salle de spectacle, toujours selon un principe de symétrie, lui répond une autre galerie, le foyer de la danse, lieu de délassement des artistes pendant ces mêmes entractes. Là encore, nous allons décrire l’architecture et les décorations de l’endroit. Observons l’architecture de cette galerie, il nous rappelle la galerie des glaces du château de Versailles. Là encore, l’architecte s’inspire, en les imitant, des styles du passé. Regardez au dessus des portes, observez la lyre, l’instrument de musique du dieu Apollon est décidément très présent à l’Opéra. Regardons les sculptures dorées qui en ornent les murs. Approchez-vous d’une d’entre elles et regardez-la bien. Regardez la couleur or en particulier dans des endroits cachés et dans des endroits bien visibles. Vous ne remarquez toujours rien ? Nous vous donnons la solution : Garnier importa d’Italie la technique dite de la dorure à effets dans laquelle l’or n’est appliqué que là où la lumière se reflète. Le fond lui est seulement peint couleur or et l’impression ainsi rendue est celle d’une dorure à 100%. Mais cet effet d’optique à deux incidences : le rendu fait moins clinquant et évidemment l’ensemble est moins cher. Bref, un procédé ingénieux. Regardons maintenant les 2 arcs qui ferment les extrémités de la galerie. Voyez-vous à leur sommet des têtes en plâtre doré ? oui ? alors, dans un 1er temps, quand nous nous tournons vers la salle de spectacle, regardons la tête de gauche. Hommage légitime, elle reproduit les traits de l’architecte. Autour de sa tête, vous voyez des petites ailes : l’architecte s’est représenté sous les traits de Mercure, le dieu du commerce et messager des dieux dans la mythologie romaine. Regardez maintenant la tête qui est au sommet de l’arcade de droite. Ici ce sont les traits de Mme Garnier, son épouse, qui sont reproduits. IL faut préciser que Mme Garnier eut un rôle discret, mais efficace dans la construction de l’Opéra, et qui en confidente attentive, intervint souvent pour éviter les heurts et tempérer les colères de son bouillant mari !


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