Historique de la basilique Saint-Pierre

La basilique saint-pierre et le vatican

Historique de la basilique Saint-Pierre

Connut un développement particulier à partir du 7ème siècle. De nombreux pèlerins s’y rendaient. Autour, on édifia alors des «scholae» ou gîtes pour les recevoir. Au 8ème siècle, un palais fut construit pour accueillir les papes lors de leurs séjours réguliers.

Au 8ème siècle donc, c’est tout une petite ville qui commença alors à s’organiser aux alentours. Les pèlerins d’origine germanique, très nombreux, l’appelaient le « burg », la ville en allemand. C’est l’origine du nom «Borgo», toujours donné à ce quartier autour de Saint-Pierre.
Le Vatican, étant situé hors des remparts de Rome, était une proie facile pour les pillards et les pirates sarrasins venus de la côte. Aussi, au 9ème siècle, le pape Léon 4 fit-il ériger un rempart pour le protéger des raids de toutes sortes. Et c’est pourquoi, aujourd’hui encore, l’ancien quartier du Vatican est appelé «la Cité Léonine», en souvenir de ce pape Léon 4. A la fin du Moyen Age, les murailles ont été renforcées et le quartier en partie reconstruit. Nous apercevrons de temps à autre un reste de ces fortifications : le « Passetto». En regardant vers la basilique, le « passetto » se trouve sur la droite de la place, derrière les colonnades qui la bordent. C’est un mur crénelé au sommet duquel court un chemin qui permettait aux papes de rejoindre sans danger leur forteresse du château Saint-Ange.
Depuis 1929, le Vatican est un état indépendant. Mais jusqu’à 1870, c’est tout Rome et l’ensemble de la région du Latium qui formaient un état dont le souverain politique était le pape. L’Italie, de fait, n’existait pas encore. Elle était morcelée entre différents pouvoirs politiques. Rome était la capitale des Etats pontificaux. Le pape y circulait d’un palais à l’autre, selon les saisons et les besoins de sa fonction. En 1870, les armées piémontaises investirent la ville, dans le but d’en faire la capitale de l’état italien nouvellement créé. Le pape perdit tout pouvoir politique. Il se considéra comme prisonnier dans son palais tout en estimant être le souverain légitime du Latium. Ce n’est qu’en 1929, sous Mussolini, avec les accords dits « du Latran», que le pape d’alors, Pie 11, retrouva sa souveraineté sur ce petit état de 44 hectares. 44 hectares ! C’est bien peu de divisions pour paraphraser Staline, mais bien plus qu’une simple organisation. En fait, l’indépendance politique permet au pape de ne plus être objet de pressions extérieures, quelles qu’elles soient. Il est donc à la fois souverain politique tout en étant évêque de Rome.


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