L’intérieur de la basilique

La basilique saint-pierre et le vatican

L’intérieur de la basilique

Nous pouvons maintenant entrer dans la basilique.

L’espace y est gigantesque, et notre regard est directement attiré vers le fond de l’église, plus précisément vers le podium du maître autel, couvert de son gigantesque baldaquin à colonnes de bronze. Cet autel est aussi appelé « autel papal », car seul le pape peut y célébrer la messe.
Malgré l’immensité, les proportions du bâtiment sont harmonieuses et équilibrées. On peut s’en faire une idée en se plaçant à côté de l’un des deux grands bénitiers d’entrée, faits de conques marines géantes.
Sur le sol, près de la porte d’entrée centrale, nous voyons un cercle de porphyre rouge. C’est à cet endroit qu’au Moyen Age, donc dans l’ancienne basilique, les empereurs d’Allemagne recevaient du pape l’onction du pouvoir et la couronne impériale.
Laissons notre regard courir sur les gigantesques murs et les voûtes impressionnantes. Le décor est extrêmement riche, mais nous n’y verrons pratiquement pas de matériaux fragiles tels que des peintures sur toile. Tout ici est fait pour marquer l’éternité de l’Eglise. Aussi, seuls les décors durables sont utilisés, comme la sculpture ou la mosaïque, omniprésente dans l’édifice. Et en haut des murs, dans les grandes niches, vous voyez les statues des grands fondateurs d’ordres religieux.

Avançons en direction de l’autel papal. C’est là que nous aurons la meilleure vue sur le projet original de Bramante et de Michel Ange.

Nous voici devant l’autel papal. Nous constatons en effet qu’autour du podium de l’autel, l’église est relativement symétrique. A gauche, à droite et derrière l’autel s’étend des bras de longueur égale. Le seul bras un peu plus long est celui que nous avons parcouru, c’est-à-dire l’espace compris entre l’autel et l’entrée. Il fut rallongé au 17ème siècle pour gagner un peu de place, rompant ainsi l’harmonie du plan original de Bramante, qui voulait quatre bras identiques, le fameux plan en croix grecque déjà mentionné. C’est aussi à cause de cet allongement que la coupole centrale n’est plus visible depuis la place.

Selon le plan original, toute l’église devait être centrée autour du maître autel, dans la croisée centrale. Lui-même surmontant ce qu’on appelle les « grottes », des sous-sols archéologiques qui comprennent des restes de la basilique paléochrétienne et un cimetière antique, réputé contenir la tombe de l’apôtre Pierre. Ces sous-sols ne sont que partiellement ouverts à la visite.
Un escalier, que nous vous indiquerons plus tard, permet d’y descendre. On peut y voir quelques tombeaux de papes et une plaque qui indique la présence à proximité du tombeau de saint Pierre. Notons que les tombeaux de papes que nous y verrons sont des tombes provisoires. Leur corps est généralement transporté ailleurs, parfois bien des années après leur mort.

Levons maintenant les yeux vers l’immense coupole. Elle repose sur un mur cylindrique, appelé le tambour, percé de 16 fenêtres. Ces fenêtres se trouvent à une hauteur de 45 mètres. Le sommet de la coupole, marqué par un lanternon, ou petite tourelle percée de fenêtres, culmine à 120 mètres, à l’intérieur de l’église. Les quatre grands médaillons ronds qui décorent les angles sous la coupole ont chacun 8 mètres de diamètre. Ces proportions peuvent étonner, car là non plus, le visiteur ne se sent pas écrasé par cette immensité. Les rapports de proportion sont établis de telle manière que l’espace reste équilibré. Il n’en reste pas moins que Saint-Pierre était la plus grande église du monde, du moins jusqu’à la construction, en 1990, de la basilique Notre-Dame de la Paix, à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, dont le sommet lui, culmine à 158 mètres. Notons que cette église de Yamoussoukro, invraisemblable mastodonte émergeant de la brousse africaine, fut donnée au Vatican. Elle constitue donc une extra-territorialité de l’état pontifical. Pour visiter tout l’ensemble du territoire du Vatican, il nous faut désormais compléter notre circuit par un petit détour sous les tropiques.

Mais revenons sous le soleil romain. Toute la coupole de Saint-Pierre est décorée de mosaïques réalisées au 17ème siècle par Giuseppe Cesari, plus connu sous le nom de « Cavalier d’Arpin». Elles représentent des assemblées célestes : le Christ, la Vierge, les apôtres, les anges. Ces mosaïques sont séparées par les nervures de la coupole, et convergent tout naturellement vers l’image du Père bénissant, située au fond du lanternon central.


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