Le tombeau de Charles Martel

La basilique st-denis

Le tombeau de Charles Martel

Regardons maintenant les gisants. Et pour commencer, approchons-nous de ceux qui sont à notre droite lorsque nous regardons vers la croisée du transept. Ils ont tous été commandés au 13e siècle par le roi St Louis et représentent certains des rois qui ont précédé st Louis. Jusqu’au 13e siècle, les rois et reines (mérovingiens, carolingiens et capétiens) furent enterrés sous une simple dalle portant leur nom. Vers 1260, st Louis fit donc exécuter des gisants pour tous ses prédécesseurs. Jusqu’à la Renaissance, les tombeaux ne comportaient que des gisants. Ah, au fait, d’où vient le terme gisant : il vient du verbe gésir qui veut dire « être allongé ». Les représentations des personnages sont stéréotypées, tous sont figurés le visage idéalisé, les yeux ouverts, couronnés, la main gauche tenant le sceptre; la droite retenant leur manteau. Le drapé est rigide et stylisé comme si le personnage était debout. Ils sont des figures symboliques de la pérennité du pouvoir et de la vie.

Nous pouvons voir le tombeau mérovingien de Clovis 2, le fils de Dagobert. Quelques tombeaux de rois carolingiens. Et à tout seigneur tout honneur : le tombeau de Charles Martel, le fondateur de la lignée, vainqueur des sarrasins à Poitiers en 732. Car contrairement à ce qu’on croit souvent, le nom de lignée « carolingien » ne vient pas de Charles Le Grand, Charlemagne, mais de son grand père Charles Martel. Il y a aussi les gisants de Louis 3 le pieux ; de Carloman et de Pépin le bref et pour finir celui de Berthe au grand pied, la femme de Pépin et la mère de Charlemagne (et oui, celui qui a inventé l'école !). Son surnom provient du fait qu'elle avait un pied plus court que l'autre ! Charlemagne n'est pas son seul enfant.


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