Le monument de Henri 2

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La basilique st-denis

Le monument de Henri 2

Continuons de tourner autour du chœur et toujours dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Un peu plus loin, vous trouvez des marches qui descendent. Descendons celles-ci jusqu’à la moitié de l’escalier.

A droite, le long de l’escalier, nous voyons un grand monument funéraire dans le genre de celui de François I. Il s’agit du monument de Henri 2, fils et successeur de François I et de sa femme, Catherine de Médicis. Ce tombeau fut conçu par le Primatice, artiste italien qui travaillait en France pour les rois François 1er et Henri 2, et sculpté par Germain Pilon, l’un des plus grands sculpteurs de cette époque. Ce monument reprend la forme du tombeau Renaissance, celle d’un temple antique avec double représentation des défunts. Aux angles, les sculptures représentent les vertus cardinales, vertus principales du souverain : la force tient un sceptre et une épée, la justice porte une balance, la prudence tient un miroir, la tempérance mélange de l’eau à du vin.

Regardez au 1er niveau, vous voyez les gisants de marbre nus sous des draperies. Le gisant du roi Henri 2 a été sculpté avec un esprit très naturaliste : le nu complètement relâché par la mort est rendu d’une manière poignante avec un modelé sensible. Il fut peut-être influencé par la Piéta de Michel-Ange. Le gisant prévu au départ pour Catherine de Médicis était aussi naturaliste. Mais Catherine de Médicis mourut 30 ans après son mari. Elle eut donc le temps de vérifier le travail des sculpteurs. Quand elle se vit représentée comme le voulait la tradition, elle défaillit d’horreur et commanda une nouvelle effigie, celle que vous pouvez voir. Dans la nouvelle effigie, le sommeil a été substitué à la mort et la reine est représentée comme une jeune femme (qu’elle n’était plus alors depuis longtemps), dans la chaste attitude d’une Vénus.
Au 2e niveau, vous distinguez les priants en bronze du roi et de la reine dans la gloire du sacre. Les priants, vous l’aurez compris, sont les sculptures en position de prière.

Descendons maintenant la 2e portion de l’escalier. En face de nous, nous voyons un 2e monument funéraire, situé à côté du portail.

Il s’agit du Tombeau de Louis 12 et d’Anne de Bretagne. Louis 12 était le prédécesseur de François I, et son règne est marqué par le rêve italien : il part à la conquête de la péninsule.
Le tombeau fut commandé par François I à des sculpteurs florentins établis en France, les Giusti, vers 1520, soit 5 ans après les morts du roi et de la reine, ses parents. Apparaît ici pour la 1re fois le mausolée de la Renaissance.

Approchons-nous pour voir les transis du roi et de la reine. Ils sont représentés nus avec un réalisme implacable puisqu’ils portent même les cicatrices de la plaie pratiquée pour l’embaumement à l’abdomen. Vous ne pouvez malheureusement pas la voir parce que c’est trop haut. Approchez-vous pour voir la tête du transi d’Anne de Bretagne. Un beau visage fin auréolé de ses cheveux, qui constitue un des chefs-d’œuvre de la basilique, très souvent reproduit.
Éloignons vous un peu pour voir, au-dessus du monument, le couple en prière en costume d’apparat, symbole de leur résurrection.

Approchons vous maintenant pour voir le soubassement, du côté de la croisée du transept : des bas-reliefs représentent les hauts faits de la vie de Louis 12 : campagne en Italie, entrée à Milan, passage des montagnes de Gênes et bataille d’Agnadel. Et aux angles, vous aurez reconnu les vertus cardinales.


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