La place de Venise 

La colline du capitole

La place de Venise 

Nous voici au pied de ce monument. Tournons-lui le dos. Devant nous s’étend la Place de Venise. Elle tient son nom du grand palais médiéval qui la borde sur notre gauche. C’est le palais de Venise. A la fin du Moyen Âge, il avait fonction de résidence papale. Mais à partir du 16e siècle, il abritera les ambassadeurs de la puissante république de Venise. Notons qu’il fut aussi le cabinet de travail de Mussolini. Et jusque 1943, le Duce fit de nombreuses harangues depuis son balcon central du premier étage. Aujourd’hui, c’est un musée qui rassemble, dans les anciens appartements pontificaux, des collections de tapisseries, d’armes, de sculptures, de tableaux et d’orfèvrerie. Les anciens appartements du pape Paul 2 et la Salla Regia, ou salle royale, méritent assurément la visite.

Mais poursuivons notre découverte de la place.
Sur la droite, s’élève le palais des Assurances Générales de Venise, construit au début du 20ème siècle mais portant sur sa façade un grand lion ailé datant du 16ème siècle. Symbole de la République de Venise, ce lion est aussi devenu le logo des assurances Generalli.
Face à nous, à l’opposé de l’endroit où nous nous trouvons, débouche la fameuse Via del Corso, l’une des plus anciennes et des plus célèbres rues de Rome.
En regardant tout à fait à droite, nous voyons l’aboutissement des forums impériaux, marqués par la présence de la grande colonne trajane, colonne érigée par l’empereur Trajan au début du 2ème siècle de notre ère. Avec ses 40 mètres de haut, elle constitue le seul reste encore entier du forum que l’empereur éleva à cet endroit.

Et maintenant, faisons face au monument démesuré de Vittorio Emmanuele. Il n’est pas très ancien, puisque construit entre 1885 et 1911. Il contient aujourd’hui deux musées à vocation historique et militaire, accessibles par les côtés du monument : le musée du Risorgimento, c’est-à-dire de l’histoire de l’unification de l’Italie, et le musée de l’armée. Les Romains apprécient généralement peu ce mastodonte, témoin du gigantisme du 19e siècle. Parmi ses nombreux surnoms, ils lui donnent notamment celui de «machine à écrire. » Reconnaissons que ça lui va comme un gant.


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