La place du Capitole

La colline du capitole

La place du Capitole

Le premier des deux escaliers mène à l’église Santa Maria in Aracoeli, dont on aperçoit d’ici la sobre façade. Nous y reviendrons dans quelques instants. Montons d’abord le deuxième escalier qui nous amène au sommet du Capitole. Plutôt qu’un escalier, il s’agit en fait d’une rampe d’accès à larges marches qui permettait la montée des chevaux.

Observons la balustrade de marbre, qui encadre le sommet de l’escalier. Elle est ponctuée de statues antiques. A ses extrémités, deux bornes milliaires provenant de la Via Appia Antica, la Voie appienne, la célèbre route romaine qui reliait la ville à Capoue et Brindisi, dans le Sud de l’Italie. Ces bornes renseignaient sur la distance en milles jusqu’au forum. Au sommet, l’escalier est encadré de deux impressionnantes statues des jumeaux mythiques Castor et Pollux. Elles proviennent d’un temple du cirque Flaminius, qui se trouvait plus bas vers le Tibre.
Nous voilà au sommet de cette colline prestigieuse ! Le Capitole !!! Son nom pourrait venir du mot latin « caput », la tête. Peut-être les premiers Romains y découvrirent-ils un crâne humain ? Mais commençons par nous orienter. L’escalier est derrière nous, face à nous s’étend la place du Capitole. Au centre de celle-ci se dresse une statue équestre de l’empereur Marc Aurèle. Il ne s’agit toutefois que d’une copie, l’original, du 2ème siècle, est visible au musée du Capitole. Ce musée se trouve dans les deux bâtiments qui encadrent la place, à droite et à gauche. Le premier, sur notre droite, est le palais dit « des conservateurs. » Le second, à gauche, est le « Palazzo nuovo. » Notons que le musée du Capitole est l’un des plus anciens musées du monde, puisqu’on pouvait y admirer des œuvres antiques dès le 15ème siècle.

Face à nous, en fond de place, se dresse le palais dit « des sénateurs », siège actuel de la mairie de Rome. Sa façade est ornée de statues d’hommes barbus qui figurent le Nil et le Tibre. Ils encadrent la statue d’une femme vêtue de rouge, la déesse Rome, personnification féminine de la cité, selon l’usage antique. Toutes ces œuvres datent de l’antiquité mais n’ont été placées ici qu’à partir de la Renaissance, essentiellement sur un projet de Michel Ange. Nous y reviendrons dans un instant.
Continuons nos observations : sur notre gauche et sur un sommet, nous voyons une église: c’est l’église Santa Maria in Aracoeli. A notre droite, la façade du palais des conservateurs cache un autre petit sommet. Le Capitole est donc constitué de deux sommets encadrant une petite dépression, sur laquelle s’étend la place.
Nous sommes ici dans un lieu essentiel de la Rome antique. Car le Capitole eut très tôt une importance militaire et religieuse essentielle. C’est ainsi que dès la création de la ville on y éleva une forteresse. Lieu du célèbre épisode des oies sacrées, qui signalèrent par leurs cris d’effroi, l’invasion des guerriers gaulois de Brenus. Mais surtout, on y trouvait une série de temples de haute importance. Le principal était celui de Jupiter Capitolin, également dédié à Junon, son épouse, et à Minerve, déesse des arts. Ces trois divinités formaient la « Triade capitoline». C’était un grand honneur pour les rois, les visiteurs de prestige, les généraux triomphants, les consuls puis les empereurs, de venir leur rendre hommage au temple, notamment en offrant des cadeaux de grand prix.


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