L’intérieur de l’église Santa Maria in Aracoeli

La colline du capitole

L’intérieur de l’église Santa Maria in Aracoeli

L’église abrite, parmi nombre d’œuvres d’art, une magnifique fresque médiévale du Pinturicchio, que nous allons admirer maintenant.
Pour y accéder, il nous faut monter l’escalier qui se trouve face à nous. Allons-y et retrouvons-nous au milieu des marches, là où une colonne de pierre est surmontée d’une croix.

Au sommet de cet escalier, un petit escalier continue de monter vers la gauche. Prenons-le. Il nous mènera à l’entrée latérale de l’église que nous allons franchir.

Nous voici dans l’église. Plaçons-nous en son milieu. Sur notre gauche, le vaisseau de l’église, c’est-à-dire la vaste salle rectangulaire où se tiennent les fidèles. Tout au fond de ce vaisseau, l’entrée principale qui domine les grands escaliers que nous avons aperçu avant de monter sur le Capitole.
L’église présente, sur ses deux cotés, deux rangées de colonnes provenant de monuments antiques. Ces colonnes divisent l’espace en trois parties longitudinales appelées « nefs ». Il y a donc une nef centrale et deux nefs latérales. Chacune des nefs latérales est bordée d’une série de chapelles latérales, dans lesquelles se trouvent des autels qui sont dits secondaires par rapport au maître-autel.
Le plafond qui recouvre la nef centrale fut réalisé en 1571, pour commémorer la victoire des vénitiens sur les Turcs à la bataille de Lépante. En d’autres mots, aux yeux des papes de l’époque, cela revient à la victoire du christianisme. A l’opposé du vaisseau, c’est-à-dire à notre droite, s’ouvre le chœur, il contient l’autel principal de l’église ou maître-autel, devant lequel nous allons nous placer.

Au centre du maître autel, une image de la Vierge à l’Enfant. Il s’agit d’une icône d’origine byzantine, du 10ème ou 11ème siècle. Connue à Rome sous le nom de Madone d’Aracoeli, elle est considérée comme miraculeuse. Elle aurait permis d’endiguer, par sa seule présence
l’épidémie de peste de 1348.
Maintenant, voyez, à la gauche du chœur : il y a une porte : elle mène à une petite chapelle, que nous vous invitons à aller voir à l’issu de ce commentaire. Elle contient une statue de bois de l’enfant Jésus. C’est le Santo Bambino, très populaire à Rome. La croyance veut qu’il soit sculpté dans du bois d’olivier du Jardin des Oliviers à Jérusalem. Entre Noël et l’Epiphanie, il est transporté au chevet des malades qui le désirent. Si les lèvres de la statue rougissent, c’est que l’enfant est alors capable de guérir le fidèle. Allons y jeter un coup d’œil et retrouvons nous après.


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