La fresque du pinturrichio

La colline du capitole

La fresque du pinturrichio

Rendons nous maintenant à la porte d’entrée principale, au bout du vaisseau.

Nous sommes à l’entrée principale de l’église. Nous allons maintenant découvrir l’œuvre majeure de l’édifice, la fresque du Pinturicchio. Pour cela, il nous faut tourner le dos à la porte d’entrée. Nous voyons alors l’édifice face à nous, dans toute sa majesté. Passons dans la nef latérale à notre droite et observons le décor de la première chapelle, la plus proche de la porte d’entrée.

C’est la chapelle « Bufalini », du nom de la famille qui en commanda la décoration. Elle fut décorée entre 1497 et 1500 par le Pinturicchio, artiste originaire de Pérouse. Il s’agit d’un des artistes majeurs de Rome. Mais, hélas pour lui, sa génération précède celle de génies comme Michel Ange et de Raphaël, qui éclipsèrent la qualité de son travail.
L’observation de ces fresques nous montre la très grande finesse de sa technique. Il s’agit ici d’une évocation de la vie de saint Bernardin de Sienne, prédicateur franciscain, qui eut une dévotion toute particulière pour la Vierge, et qui mourut en 1444. Le mur de l’autel, face à nous, présente saint Bernardin entre deux saints et couronné par des anges. Au dessus se tient le Christ en gloire, assis dans les cieux, entouré d’anges musiciens.
Sur le mur de gauche, différents miracles survenus après la mort de saint Bernardin. Il est intéressant d’observer l’originalité du traitement de l’espace. Les scènes sont présentées sur de grandes places à l’architecture très ouverte, ce qui donne l’impression d’espaces très profonds et irréguliers. Les personnages sont assemblés en petits groupes, disposés sans ordre apparent. Observez les visages. Certains sont des portraits de la famille Bufalini. Et notez la finesse et la sensibilité des détails, de la lumière sur les vêtements. Tout cela parle d’un art d’un extrême raffinement, caractéristique de cette fin de 15ème siècle. On voit déjà apparaître le souci de l’espace et des volumes, un trait caractéristique de la Renaissance qui est en train d’arriver. Cela dit, cet art du Pinturicchio est encore gothique par l’extrême raffinement des détails, qui en font l’héritier de l’art courtois et chevaleresque. Rien à voir avec les impressionnantes masses de muscles et la puissance des corps d’un Michel Ange ou des ses suiveurs.


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