Le Tibre

La colline du capitole

Le Tibre

Et maintenant, retournons-nous. Nous avons alors le portail d’Octavie dans notre dos. Allons tout droit sur la Via di Portico di Ottavia pour déboucher sur le Tibre.
Chemin faisant, sur notre droite, nous voyons la masse imposante de la synagogue, grand bâtiment du 19ème siècle.
Traversons alors la grande route pour observer le Tibre.

Regardons le Tibre qui coule vers la gauche. Combien d’histoires, de triomphes, de drames, ce fleuve pourrait-il nous conter? Ce véritable « père de la cité » fut aussi son cœur économique. Le vrai port maritime de Rome se trouve à Ostie, à une trentaine de kilomètres. Les marchandises arrivaient ici par la route et par le fleuve, à l’aide des « caudicari », grandes barques à fond plat, sans voiles ni rames. Elles étaient tirées par des bœufs ou même des hommes depuis le rivage. Ces bateaux si caractéristiques furent utilisés jusqu’au 19ème siècle.
Face à nous, la seule île du Tibre, l’île tibérine. Au-delà, sur l’autre rive, c’est le quartier du Trastévère. « Tevere » signifiant « Tibre » en italien, « trans-teveré » signifie donc « au-delà du Tibre ». Les habitants du Trastévère se prétendent, comme c’est original, les seuls véritables descendants des romains de l’Antiquité. L’île tibérine est dédiée depuis toujours aux soins et à la médecine. En effet, dès le 3ème siècle avant notre ère y fut construit un temple au dieu grec de la médecine, Esculape. Un hôpital moderne y existe toujours. Le pont qui mène à l’île est le pont Fabricius, construit en 62 avant Jésus-Christ.
Il est possible de traverser le pont Fabricius et d’aller jeter un œil sur la petite île Tibérine.


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