L’intérieur du palais de Justice

La colline du cowdenbergh : du palais de justice au parc royal

L’intérieur du palais de Justice

En revanche, si nous sommes un samedi ou un dimanche, nous ne pourrons malheureusement pas entrer, le palais de Justice étant fermé. Mais nous vous invitons tout de même à écouter le commentaire suivant. Votre imagination travaillera pour vous.

Nous voilà au centre de cet immense espace. Levons les yeux, faisons tourner notre regard, et on se trouve au bout d’un instant enivré par la grandeur. On perd tout repère. Camille Lemonnier, un écrivain belge de la fin du 19e siècle, disait à propos du palais qu’ «il n’est pas d’édifice plus colossal dans toute l’Europe, et l’on en chercherait vainement qui, autant que celui-ci, a l’énorme pour recherche constante »

Et en effet, c’est l’énorme qui est ici la recherche permanente, et pas le fonctionnel. Et de fait, l’édifice est tellement mal conçu qu’il est finalement trop petit pour accueillir tous les services.

En regardant autour de nous, nous voyons beaucoup de colonnes, de piliers, d’escaliers et de rampes, mais finalement assez peu de murs à proprement parler. C’est une structure spatiale qui s’étend de tous les côtés, et ses limites ne sont pas vraiment apparentes. Elle a l’air d’un dédale infini. Chaque espace en engendre un autre, aucun n’est refermé sur lui-même.

Dans ce palais, il faut se promener. N’hésitez pas : prenez les grands escaliers qui débouchent dans le grand hall, promenez-vous sur les terrasses intérieures, regardez, plongez-vous dans l’étrangeté de ces espaces, au son des pas et des voix qui résonnent. Et plus particulièrement, nous vous conseillons d’aller jeter un coup d’œil en un lieu particulier, qui exprimera -à nouveau- la totale non-fonctionnalité de certains escaliers. Nous sommes juste au centre de la salle des pas perdus, tournant le dos à la porte d’entrée du palais. A notre droite s’ouvre une grande porte. Allons-y. Au-delà d’un petit pallier, nous déboucherons alors sur un gigantesque escalier, qui aboutit, en bas, à une porte assez petite, fermée, et donnant sur une rue tout à fait secondaire ! Voilà ce qu’est devenu le rêve de Poulaart.


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