Notre-Dame de la Chapelle

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Notre-Dame de la Chapelle

Nous voilà revenus en lieu connu. D’où nous arrivons, nous avons à notre gauche la station d’essence, et juste après la petite rue de Rollebéék, qui remonte vers le Sablon. Nous ne la prendrons pas maintenant. Nous allons plutôt continuer tout droit, et prendrons la rue qui part en léger biais vers la gauche, la rue Haute. C’est une des plus vieilles rues de Bruxelles, qui d’ici, traverse entièrement le quartier très populaire des Marolles, que nous avons mentionné au début de notre circuit. Nous n’irons pas visiter le quartier des Marolles maintenant. Ce serait bien trop long. Mais nous allons l’effleurer, en découvrant la belle église gothique Notre-Dame de la Chapelle. Pour y aller, prenons donc la rue Haute. Après quelques mètres, nous déboucherons sur une place, la Place de la Chapelle. L’église sera alors à droite, un peu en contrebas. Nous la longerons pour rejoindre, à l’autre bout, sa façade principale. Nous reprendrons notre commentaire à cet endroit.

Et nous voici devant une des églises les plus connues de Bruxelles, paroisse importante du quartier des Marolles. C’était d’ailleurs, au 16e siècle, la paroisse du célèbre artiste Piter Breughel. Il y est d’ailleurs enterré. Entrons, et assoyons-nous un instant dans la nef pour écouter l’histoire du lieu.

Voilà. Nous ne reviendrons pas sur les caractéristiques gothiques de cette église. Nous avons montré tout cela à l’église Notre-Dame du Sablon. Remarquez qu’ici aussi, les colonnes de la nef sont de simples fûts cylindriques. Au sommet des colonnes, les chapiteaux qui reçoivent la retombée des arcs sont décorés d’une double rangée de feuilles de chou frisées. Pas des choux de Bruxelles bien entendu … Mais cette sorte de feuille de chou est aussi très caractéristique du décor des architectures gothiques dans la région. Vous retrouverez toujours ces caractères dans les églises bruxelloises.

Et maintenant, un mot d’histoire. L’église fut fondée en 1134 par le duc de Brabant, Godefroid premier, dit « le barbu ». Tout autour se développa un quartier populaire, habité essentiellement par des artisans drapiers. La fabrication du drap était de fait une des principales activités industrielles du Bruxelles médiéval.
On ne voit presque plus rien aujourd’hui de l’église originale, car elle a été détruite par un incendie en 1405. Ce que l’on voit est donc le résultat d’une reconstruction quasi complète au 15e siècle, probablement plus grande que la précédente. Le chœur actuel de l’église, avec l’autel principal, occupe l’emplacement de la première chapelle fondée en 1134. Le chœur est la partie située à l’extrémité de l’église opposée à l’entrée principale, par laquelle nous sommes entrés dans l’édifice.


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