Les souks de Tripoli

La medina de tripoli

Les souks de Tripoli

Nous sommes dos à l’entrée de la mosquée. Prenons sur la gauche et retournons devant l’ancienne banca di Roma.

Et arrivés là-bas, nous prendrons à gauche la rue Arba Arsat en avançant vers le quartier des souks. Allez tout droit sur 200 mètres environ jusqu’à ce que vous tombiez sur un croisement où vous verrez de vieilles colonnes romaines. Vous reconnaitrez le lieu facilement car la rue fait comme un petit décrochement. Parlons un peu de ces souks de Tripoli. Ils méritent d’être vus. Pourquoi ? Pour leur authenticité tout d’abord. Mais aussi, parce qu’ils représentent l’histoire de Tripoli. Toutes les époques ont laissé une trace. C’est à l’époque romaine qu’ils doivent leur tracé régulier. C’est à cette époque aussi qu’ils doivent ces nombreuses colonnes que vous verrez réinsérées dans les maçonneries d’angles des maisons. C’est au début de la conquête de l’islam qu’ils doivent leur mur d’enceinte. C’est à l’époque turque qu’ils doivent les foundouqs. Mais revenons aux souks eux-mêmes : L’espace des souqs se doit d’offrir à ceux qui les fréquentent deux services essentiels : l’hygiène tout d’abord qui sera assurée au hammam, un descendant des bains romains, qui pallie l’absence de bains privés dans les maisons ou les hôtels. Et la prière ensuite. Et c’est pour cela qu’il y a 2 mosquées : la mosquée al Naga, et la mosquée Ahmed pacha caramanli.
Mais d’où viennent ces souks ?. Avant la construction de l’époque ottomane, l’ensemble du souq s’est développé de manière spontanée, donc anarchique. C’étaient alors des pièces des maisons d’habitations du centre de la médina qui étaient transformées en boutiques. Les rues devinrent des passages, souvent couverts de treilles ou de claies de bois. Ils se sont surtout développés lors de la période Ottomane qui a renforcé le commerce en Y. Pourquoi en Y ? et bien parce qu’il venait d’une part de l’ouest et de l’Europe, d’autre part de l’est vers l’empire ottoman, et enfin du sud vers les pays noirs. Tripoli, occupant une place charnière, en tira de très gros profits. C’est donc pour répondre aux nécessités d’un commerce florissant et très lucratif, que les beys vont faire construire ces souks bien structurés. Et puis le commerce caravanier en Y s’est arrêté et aujourd’hui les souks sont revenus à leur dimension locale. Continuons jusqu’à ce croisement.


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