Les écoles juridiques islam

La medina de tripoli

Les écoles juridiques islam

Par la suite, nous allons nous promener dans les souks et aller vers la très jolie mosquée Al Naga. Un grand maître du soufisme ya beaucoup prêché.

Et maintenant, parlons de ces écoles juridiques de l’Islam. En islam on désigne par écoles juridiques les diverses interprétations canoniques de la charia, c'est-à-dire la loi de dieu, qui couvre tous les domaines du droit : le droit civil, le droit familial, le droit commercial. Pour ces interprétations, les juristes se fondent sur le Coran, mais comme le coran ne pouvait pas tout préciser, les musulmans des premiers siècles ont cherché dans l’exemple de Mahomet et ses compagnons des compléments de législation. Ainsi est née la science des Traditions : les hadïths. En outre, les juristes ont introduit d’autres principes pour compléter le coran et les traditions. Ces principes sont : le consensus des savants d’une période donnée sur une question donnée, l’intérêt commun, l’interprétation personnelle, le raisonnement par analogie, tous ont été largement utilisés par les uns, discutés ou même refusés par les autres. Toutes les écoles juridiques, sunnites ou chiites, traduisent la volonté d’Allah. Les musulmans se sont réparti en diverses écoles juridiques, appelées parfois rites, car leurs prescriptions s’étendaient au domaine de la liturgie.
Le monde sunnite, qui représente environ 85 °/° du monde musulman et dont la Libye fait partie, reconnaît 4 écoles juridiques. Elles ont toutes été créées aux environs de l’an 800. L’interprétation des textes a été définitivement fixée durant les 11e et 12e siècles. Après cette date, toute nouvelle interprétation devenait impossible. Ainsi, aujourd’hui, ce sont toujours les explications et les interprétations des savants du 9e siècle, concernant des textes du 7e, qui déterminent la loi des musulmans. Ces 4 écoles ont pour nom celui de leur fondateur. Elles se basent toutes sur un concept apparu très tôt dans l’islam : celui du consensus. Dans le cadre d’élaboration d’une loi, il a été décidé que l’acceptation ou le refus de certaines traditions du prophète devait se faire par le consensus des savants. C’est ce consensus local qui est à l’origine des différentes écoles juridiques. Ainsi, ces écoles interprètent certains versets du coran et les paroles du prophète de manière différente, ce qui engendre des applications différentes de la loi au niveau de la famille, de l’héritage, du mariage. En fonction de circonstances historiques, ces 4 écoles se sont établies et sont encore actives dans différentes zones géographiques de l’islam. Les voici : il y a l’école malikite. Cette école est surtout répandue en Afrique, dont au maghreb. Elle met l’accent sur l’importance des savants, et sur le consensus. Puis il y a l’école hanafite, la plus ouverte, car elle insiste sur la liberté d’opinion, le jugement personnel et la recherche de la meilleure solution. C’est la seule école qui autorise une fille adulte à conclure son propre contrat de mariage sans l’intervention de son tuteur. La 3e est l’école schaféite, un compromis entre les 2 précédentes. Elle met en avant la notion de consensus. Et enfin, la 4e est l’école hanbalite. Elle est la plus rigoriste de toutes, car elle se base sur l’aspect littéral des écrits. Cette école est représentée actuellement par le wahhabisme, très actif en Arabie saoudite et dans les mouvements islamistes.


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