La Place verte

La medina de tripoli

La Place verte

Ressortez de la mosquée et à votre gauche, vous verrez l’horloge de la place du même nom et à votre droite, derrière l’arc que vous voyez, c’est la place verte, et retrouvons-nous au milieu de la place verte.

Nous avons quitté la médina et ses vieilles rues pour la place verte, le centre moderne de Tripoli.
Cette vaste place est le cœur de la ville qui met en relation la médina, le port qui est en face, et la ville coloniale italienne à votre droite. Evoquant un petit mot sur cette place et sur son histoire. Elle occupe l’ancienne embouchure d’un wadi dont une partie des eaux se répandait dans les rues avoisinantes. Cet oued fut canalisé au début du 20e siècle. En 1911, à l’arrivée des Italiens, la ville commence à déborder de ses remparts. L’extension se fait alors le long des routes de caravane qui aboutissent, près du château, à 2 souqs extérieurs à la médina. Le marché au pain et le marché hebdomadaire du mardi. C’est le long de ces voies que les italiens structurent la nouvelle ville coloniale. En moins de 30 ans, sa population passe de 30 000 à 100 000 habitants. La ville coloniale s’organise avec une recherche de perspectives, autour de grandes artères disposées en éventail à partir de l’ancien marché au pain devenu la Piazza Italia, qui est aujourd’hui vous l’aurez deviné l’actuelle place verte. Aux dessus des rues bordées d’arcades, s’élèvent les façades des immeubles qui sont celles des villes italiennes : belles et grandes fenêtres aux volets souvent fermés, corniche proéminente, façades couvertes de crépi aujourd’hui lépreux. Les Italiens s’attachent à soigner tout particulièrement le front de mer, vitrine monumentale de la colonie. Les architectes modifient l’aspect extérieur du château, élèvent le long de la mer les principaux édifices publics : l’hôtel de ville, le palais de justice, le théâtre Miramar, la Banque d’Italie, le Grand hôtel… et aménagent des jardins. Enfin, ils agrandissent le port. Regardez vers la mer maintenant : face à vous, vous voyez 2 très hautes colonnes. Elles furent élevées par les italiens et les emblèmes fascistes qui les surmontaient ont disparu. Aujourd’hui, l’une porte un cavalier conquérant : c’est un rappel de la conquête de l’islam. Et l’autre un navire à 3 voiles. Il symbolise certainement le souvenir du passé commercial maritime de Tripoli.


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