La Place du Colysée

La rome antique : la colline du palatin et le colisee

La Place du Colysée

Et maintenant, en route vers le Colysée. Pour cela, nous allons retraverser le Palatin, en repassant de l’autre côté du musée. Puis, juste face au musée, le long du bassin et de l’île de la domus Augustana part un chemin qui nous ramènera au clivus palatinus, par lequel nous sommes montés pour commencer la visite.

Descendons ce clivus palatinus jusqu’en bas, à la barrière de sortie vers le forum.

Sortons sur le forum puis prenons directement à droite. Là nous verrons s’élever l’immense masse du Colysée. Marchons jusqu’à la Piazza del Colosseo, la place du Colysée.

Nous voilà face à ce gigantesque amphithéâtre, symbole de Rome à lui seul. En tournant le dos à l’arc de Titus, duquel nous sommes arrivés, nous avons à notre droite un autre arc de triomphe : l’arc de Constantin. Approchons-nous de ce monument. Il relate un événement important pour l’Occident.

Il est un des plus grands arcs de triomphe conservés à Rome, mais aussi l’un des plus récents. Il a été érigé après la victoire de l’empereur Constantin contre son rival Maxence, lors de la bataille du pont Milvius, en 312 de notre ère.
Pour mieux comprendre, faisons un retour au temps de Dioclétien, au 3ème siècle. L’Empire était immense et commençait à éclater de toute part, tant il était difficile à gérer. Il fallait alors de longs mois pour que la connaissance des événements de l’Empire arrive jusqu’à Rome. La situation avait eu largement le temps d’empirer. A l’inverse, si trop de pouvoir était donné localement, apparaissait le risque que les autorités locales ne deviennent des potentats de plus en plus indépendants de Rome. Dioclétien décida de diviser l’empire en deux.
Un empereur pour l’Occident, un autre pour l’Orient.
L’empereur d’Orient Constantin (capitale : Constantinople bien sûr) chercha à réunifier l’empire et, pour ce faire, attaqua l’empereur d’Occident. La légende veut que la bataille du pont Milvius soit à l’origine de l’Église romaine. La veille de la bataille, le Christ serait apparu à Constantin pour lui dire de graver le signe de croix sur son bouclier. Il se serait ainsi assuré la victoire. Constantin sera de fait le premier empereur romain à permettre aux chrétiens la pratique ouverte de leur religion. Lui-même se convertira à la fin de sa vie.

Mais sur l’arc, aucune référence à cette légende de la croix, apparue après le règne de Constantin. L’arc est décoré de différents reliefs, qui évoquent batailles et victoires. Toutes ces sculptures proviennent en fait de monuments plus anciens auxquels elles ont été arrachées, pour être replacées ici. Mais pourquoi ? Vraisemblablement parce qu’à cette époque tardive, on ne trouvait déjà plus à Rome de sculpteurs suffisamment habiles pour réaliser ces œuvres. Rome, pressée par l’urgence, s’occupe de l’essentiel : sa survie et sa défense. Le règne de Constantin marque donc les derniers beaux jours de l’empire et le début de son déclin. L’empereur résidera à Constantinople, la capitale fondée pour son empire d’Orient.

Juste devant l’arc de Constantin, nous observons des ruines au sol. C’est ce qu’il reste de la « meta sudans », la fontaine suintante, grande fontaine érigée ici à la fin du premier siècle, sous le règne de Titus. Elle se présentait sous la forme d’un gigantesque cône. L’eau sortait du dessus et coulait sous forme d’un film le long des parois, donnant l’impression de suinter de la pierre, d’où son nom de « sudans. » Des restes importants en ont subsisté jusqu’en 1936, année où Mussolini les fit détruire. Il estimait qu’ils gênaient les défilés fascistes qui débouchaient de l’arc de Constantin.


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